Un tiers de la population de la capitale n’a pas accès au réseau d’adduction d’eau. La privatisation de ces services il y a vingt ans n’a manifestement apporté aucune amélioration. Si bien qu’aujourd’hui les autorités de la ville réfléchissent à en reprendre le contrôle.
Depuis plus de vingt ans, deux sociétés privées, Aetra et PAM Lyonnaise Jaya (Palyja), une filiale du groupe Suez Environnement, jouissent d’un monopole sur la distribution de l’eau dans la capitale indonésienne. Or 3 millions d’habitants de Jakarta, soit près d’un tiers de la population de la mégalopole, n’ont toujours pas accès à l’eau courante.
Koran Tempo raconte l’histoire de Nurrahman, “un résident d’un quartier nord dont le compteur installé en 1999 par Palyja est enfoui dans une boîte en bois vermoulue reliée à des tuyaux bouchés”. Voilà peu, “un préposé de Palyja est venu relever le compteur alors qu’aucune goutte ne coule depuis des années”.



