

La gestion déléguée devient au centre des préoccupations des citoyens de la capitale. Le Mouvement du 20 février en a fait un thème de protestation. Ce jeudi 14 avril, il a appelé à manifester pour demander le départ de Veolia.
La multinationale française qui gère plusieurs services publics dans la ville, le transport urbain, la distribution de l’eau et de l’électricité, l’assainissement, les jardins…est pointée du doigt pour l’opacité de sa gestion, les augmentations successives des tarifs, la dégradation de la qualité du transport urbain, son non engagement à régler ses dettes envers la collectivité… Les organisations qui travaillent sur cette thématique accusent également les autorités de ne pas exercer le contrôle nécessaire. Contacté à plusieurs reprises par Lakome.com, le Conseil de la Ville de Rabat n’a jamais souhaité apporter des éclaircissements sur la qualité de la supervision des services publics. Un monopole sur la ville exercé par Veolia, explique Lucile Daumas, militante d’Attac Maroc, sans pour autant que les habitants ne soient dotés de mécanismes pour faire valoir leurs droits en la matière.
Lakome.com : Selon vous, Comment s’est érigé ce monopole de Veolia sur la capitale ?

A l’heure actuelle, la ville de Rabat est pratiquement contrôlée par Veolia. A l’exception de la gestion des déchets qui lui échappe, Veolia a le monople sur l’eau l’électricité, l’assainissement et le transport, le monopole absolu. Par ailleurs, la société est également présente sur les espaces verts. Ca veut dire qu’une entreprise seule, et qui n’est pas un modèle de démocratie d’ailleurs, vu comment Veolia s’attache à l’étranger les appuis des élus locaux, les cours des comptes, contrôle plusieurs services publics à la fois, le tout dans un contexte où les structures de contrôle et de suivi par les organismes concernés ne sont pas opératoires, ça lui donne un pouvoir qui va largement au-delà d’un pouvoir de gestion.
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