L’eau, un bien commun ! GRUCHET-LE-VALASSE
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Les intervenants ont partagé leur expérience avec le public
Au cours du débat public proposé mercredi dernier salle Laplace, Philippe Guilbert, président d’Eau Secours 76, a rappelé les objectifs de son association. Elle a pour vocation de défendre les intérêts des usagers du service public de l’eau et assainissement. Une action de mobilisation qu’elle associe à la sensibilisation et à l’information des élus. « Notre association veut braquer les projecteurs sur la gestion de l’eau au sein des communes qui composent les communautés de communes de Fécamp, Cœur de Caux et Caux Vallée de Seine », a spécifié le responsable. Il n’a pas dissimulé qu’à l’approche des municipales, le moment est favorable pour attirer l’attention des élus.
Régie ou DSP
Les propos qui ont suivi ont démontré que l’eau est un bien commun dont le marché ne doit pas être soumis aux appétits financiers des entreprises privées. Il existe actuellement deux modes de gestion : la régie publique, qui peut être municipale ou relever d’une communauté de communes, et la délégation de service public (DSP) à une entreprise privée (Veolia eau, Lyonnaise des eaux ou Saur…) qui interviennent en direct ou par le biais de filiales.
Pour Eau Secours 76, il faut mettre à profit l’arrêté du Conseil d’État qui prévoit qu’en février 2015, les DSP excédant 20 ans seront caduques. Pour les contrats de l’eau, l’enjeu est de taille car l’arrêté permet de relancer le débat déjà engagé et d’encourager les collectivités à s’engager dans la voie d’une régie publique. Celle-ci permettrait de reprendre le contrôle de la tarification, mais encore de donner la priorité à l’intérêt général. Qui plus est, la régie publique s’apparente à une garantie en termes de démocratie sociale et politique. Enfin, elle est une source d’économie et de qualité de vie (meilleur entretien des réseaux, fuites réduites, environnement protégé).
Pour ce rendez-vous, Eau Secours 76 s’était attachée la participation de Jean-Luc Touly, responsable eau de la Fondation Danielle Mitterrand, de Bernard Lelièvre, représentant de l’UFC-Que Choisir et d’Olivier Rubens, haut fonctionnaire territorial. Ils ont étayé le bien-fondé d’un retour à la gestion publique.