








عادت قضية مشكلة ” أمنديس” لتدبير الماء والكهرباء إلى الوجود، حيث تمت خلال جلسة الثلاثاء في مجلس المستشارين مناقشات ساخنة حول مشاكل هذه الشركة، وما أسفر سوء تدبيرها عن مشاكل مادية أثقل كاهن ساكني مدن الشمال.
وأكدّ وزير الداخلية محمد حصاد خلال جلسة الأجوبة الشفوية في مجلس المستشارين، الثلاثاء، أن السلطات طالبت شركات التدبير المفوض بمعالجة الاختلالات التي تشوب تدبيرها لتوزيع الماء والكهرباء في عدة مدن.
وأضاف الوزير، أن الاختلالات المرتبطة بعمل هذه الشركات تتعلق بجانبين اثنين، أحدهما يرتبط بالعلاقة بينها والمواطنين، إذ هناك أخطاء كثيرة في فواتير الزبائن في مدن كطنجة والرباط”، والتي أرجعها الوزير إلى عدم الأخذ بعين الاعتبار حالات العدادات المشتركة، وعدم مراقبة العديد منها.
وأوضح الوزير أنه قد تم العمل على معالجة هذه الاختلالات، أخيرًا، “وطالبنا الشركات بمراقبة الفواتير قبل وصولها إلى الزبائن”، كما طالبت السلطات الشركات “بمتابعة شكاوى المواطنين إلى حين انتهاء مشاكلهم”.
وتحدث حصاد عن المستوى الثاني من الاختلالات، المرتبطة بشركات التدبير المفوض، ويتعلق بالعلاقة في ما بينها والجماعات المعنية، نافيًا أن يكون هناك أي تساهل في العقود لكونها “دقيقة جدًا”، إلا أن الأمر مرتبط بعدم التزام الشركات بعدد من البنود التي جاءت فيها، وهو ما ظهر في تقارير المجالس الجهوية للحسابات، ــ حسب ما جاء على لسان الوزير.
كما شدد الوزير على أن كل الاختلالات والنواقص ستؤخذ بعين الاعتبار في عمليات تجديد العقود مع الشركات المعنية.
وردًا على المطالب التي تنادي بإنهاء تعاقدات شركات التدبير المفوض، قال حصاد إن هاجس السلطات الأساسي، حاليًا، هو تأمين التزويد العادي بالماء والكهرباء في ظروف جيدة، “وليس هناك حل آخر، لأن الحديث عن فك الارتباط بهذه الشركات سهل، لكن كلفته المادية باهظة، وليس هناك بديلًا عنها”، ـــ حسب ما جاء على لسان الوزير.

Exemple d’email reçu en décembre 2015
Début
« Beaucoup de salariés commencent à se poser des questions sur la manière dont sont gérées les ressources humaines et surtout le collège des cadres au sein de cette grande institution qui était il y a juste quelques temps un cas d’école à l’échelle nationale.
Nous assistons en cette période de fêtes de fin d’année à de nombreux départs inexpliqués (démission ou départ négocié …. pas moins de 4 directeurs et directeurs adjoints vont quitter l’entreprise, sans parler des cadres) et on assiste également à des nominations farfelues. Cela a ouvert la voie à beaucoup de défaillances, d’injustices, de népotisme, de clientélisme, de mauvaises gestions et à l’exclusion de beaucoup de cadres compétents n’ayant pas d’entrées dans les couloirs du pouvoir.
Un Directeur, qui a réussi à placer ses 2 filles à des postes intéressants, se bat aujourd’hui pour obtenir à l’une d’elle le poste de Directeur de la Sureté (cette jeune demoiselle, issue d’une école privée de la place et n’a aucune expérience), alors que certains calibres croupissent dans des « placards ».
Les cadres de LYDEC sont-ils faits pour souffrir et être méprisés par leurs propres dirigeants?
Si le Directeur Général ne mesure pas la gravité de la situation, et en particulier la désespérance des plus jeunes et de certains responsables qui devient le problème central, LYDEC verra très bientôt un départ massif.
Les cadres considèrent de leur responsabilité d’agir collectivement contre une destruction programmée de LYDEC. »
Fin du message
Source : Anonyme
Beaucoup critiquent et admonestent
la gestion déléguée sans véritablement cerner l’approche pratique de ce mode de gestion des services urbains. A mon humble avis, la gestion déléguée n’est qu’un outil parmi d’autres. C’est plutôt son utilisation et le cadre dans lequel se déploie ce type de contrat qui prêtent au débat. D’ailleurs, il faut souligner que si le système de gestion déléguée perdure de par le monde, c’est bien parce qu’il existe des difficultés structurelles des villes à assumer des fonctions régaliennes d’intérêt général. J’ai eu, à cet effet, l’occasion de visiter plusieurs métropoles, sur plusieurs continents, qui ont adapté leur propre modèle de gestion déléguée, selon leurs contraintes et leur environnement propres. Et ces différents périples m’ont bien confirmé qu’il n’existe aucune règle générale ni recette miracle pour une gestion optimale des services publics urbains.
Mon double mandat de maire m’a permis de penser et ajuster l’ensemble des systèmes de gestion déléguée des services publics de la ville, au fur et à mesure de mon expérience sur le terrain. Avec toutes les difficultés rencontrées, cet exercice nécessite une force de patience de tous les instants et surtout le sens du pragmatisme. C’est pourquoi, à travers mon expérience et mon vécu, j’aimerais modestement éclairer nos concitoyens sur les véritables enjeux de la gestion déléguée et les défis que doivent relever les différentes équipes communales.
Premièrement, et c’est un secret de polichinelle, la gestion déléguée est une manière accélérée de déployer des projets et services structurants quand les finances de la ville ne le permettent pas. L’idée paraît simple: capitaliser sur les capacités d’investissement du privé. Or ce postulat nous plonge dans une illusion, éphémère, et vite rattrapée par la réalité. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons produit l’effet inverse, et plus précisément dans la gestion des services de l’eau et d’électricité. Pour exemple, la ville de Casablanca, lors de son premier contrat de gestion déléguée en 1997, a, à mon sens, commis l’erreur de confondre investissement et exploitation. La ville a ainsi offert une renteau délégataire qui, en lieu et place d’inciter à l’investissement, le conforte dans sa position monopolistique. Celui-ci rechigne, je dirai presque légitimement, à investir. Je peux, à titre d’exemple, vous résumer le parcours du combattant que mes équipes, et moi-même, avons mené pour donner vie au projet de dépollution de toute la côte d’Aïn Sebaâ. Ce projet était essentiel à mes yeux. Les citoyens devaient impérativement se réapproprier ce lieu pour en faire un lieu de vie sociale, économique et culturelle. Il était inconcevable qu’une des parties les plus denses de Casablanca, avec près de 2 millions d’habitants, et plus de 20 km de côte maritime, demeure condamnée par la pollution des émissaires.
La réussite de ce projet fut ainsi le résultat de stratégies, constamment renouvelées, face à un délégataire très réticent à investir, et présentant des arguments solides. Estimé initialement par la Lydec à 2,8 milliards de DH, nous avons réussi, à travers la mise en concurrence, et le dialogue compétitif, à réduire les coûts du projet à 1,3 milliard de DH. Cette réussite a nécessité une abnégation sans commune mesure, et une mobilisation des ressources et des réseaux d’influence à tous les échelons des pouvoirs publics.
A travers cette expérience, j’ai compris que la ville devenait tributaire des informations dont dispose le délégataire. Celui-ci peut alors, dans certains cas, avoir intérêt à cacher ses coûts et à surfacturer pour augmenter la rente accordée. On retrouve ici un des effets pervers de la gestion déléguée: la rente informationnelle.
Deuxièmement, les délégataires sont généralement armés de compétences juridiques largement supérieures à celles des collectivités locales, et c’est bien dommageable! Ce déséquilibre place les entreprises dans une position de force qu’elles mettent à profit au moment de toute négociation. Dans ce sens, dès mon élection en tant que maire de la ville de Casablanca, en 2003, j’ai pris conscience de la difficulté qu’aurait la ville à traiter avec un délégataire des services d’eau et d’électricité lié contractuellement à la ville depuis 1997, pour une durée de 30 ans! Ce contrat, quasiment à durée indéterminée, a structurellement déséquilibré les relations délégant/délégataire. Le citoyen doit pouvoir bénéficier d’un droit de regard, et de la liberté de changer d’opérateur, lorsque celui-ci s’avère inadapté ou inefficace. C’est pourquoi, lors de mon mandat, j’ai pris le soin de corriger cette hérésie juridique, en ajustant les contrats de gestion déléguée des opérateurs de collecte des déchets (qui est passée de 10 ans à 7 ans), mais surtout en négociant, dans le cadre du projet du tramway, un contrat d’exploitation (et uniquement d’exploitation) n’excédant pas cinq ans.
Enfin, un des autres sujets-clés repose sur la relation qui se crée entre la ville, le délégataire et l’usager. Il est inutile de revenir sur les incidents d’Amendis à Tanger, mais la multiplicité des acteurs rend complexe la gestion de la relation avec les citoyens qui ne comprennent pas ou ne perçoivent pas d’un bon œil cette dilution des responsabilités entre les élus, les agents des communes, les autorités et les délégataires. Il devient difficile de tracer une frontière entre le citoyen administré par la ville, qui souhaite maintenir une proximité avec ce dernier, alors que l’opérateur privé souhaite transformer l’usager en véritable client. Le Maroc a fait le choix de déléguer ses services à des groupes internationaux globaux, souvent présents sur toute la chaîne des services urbains et qui les conduit inexorablement à assurer des prérogatives de puissance publique. On peut ainsi se retrouver dans une situation où le délégataire déroge à certains principes d’intérêt général, en profitant de son statut monopolistique. Mais de la même manière, certains élus n’hésitent pas à utiliser l’usager comme un outil de pression et de négociation avec les délégataires, et souvent dans un jeu politicien malsain. Au final, l’intérêt général se retrouve otage de plusieurs acteurs dont les responsabilités sont très peu lisibles pour le citoyen.
Dans ce sens, j’ai fait du modèle des Sociétés de développement local un de mes principaux combats, avec comme seule finalité: l’efficience de la gouvernance locale; dès lors que la création de structures agiles, compétentes et dotées d’outils de contrôle solides permettrait de juguler la mainmise des groupes internationaux sur les services de la ville, mais également de refréner le jeu politique dans des domaines dédiés avant tout au bien-être du citoyen.
Finalement, nous devons absolument composer avec les forces et faiblesses du système de gestion déléguée, en gardant à l’esprit que l’intérêt du citoyen ne peut être garanti à travers une guerre permanente entre deux supposés ennemis (délégant/délégataire), mais à travers l’expérience, la raison et la persévérance des hommes.
Jeu de Go
Très sensible à la culture asiatique, et à leur sens du pragmatisme, je m’amuse souvent à comparer le système de gestion déléguée à un jeu chinois très populaire: le jeu de Go, caractérisé par la simplicité de ses règles et sa grande richesse combinatoire et sa profondeur stratégique, contrairement aux échecs, calqués sur une vision binaire du monde, et qui repose sur des règles plus tactiques et visant la destruction de l’adversaire. Autrement dit, la gestion déléguée doit avant tout reposer sur la recherche permanente du win-win, dans l’intérêt de la collectivité. Et c’est sur ce point précis où il est possible de réinventer une philosophie qui puisse marier deux mondes et construire un modèle innovant et favorable aux Partenariats publics privés.
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جريدة راضي نيوز – سلا الجديدة
توصل اليوم الجمعة 08 يناير 2016،عدد كبير من قاطني سلا بفواتير صادمة للإستهلاك المنزلي للماء و الكهرباء،صادرة كالعادة عن شركة ريضال،و حملت أغلبها فوترة مبالغ في قيمتها وصلت أحيانا حد أزيد من 1600 درهم لمنزل يستهلك بشكل عادي هاتين المادتين الحيوتين،و تظهر تلك الفواتير الشهرية للإستهلاك ما قد يوصف ب”جشع” شركات التدبير المفوض التي أبتلي بها المغرب في العقود الأخيرة،و قد وصف بعض المتضررين هاته الفواتير،بأنها هدية الشركة لزبناءها في رأس السنة الميلادية الجديدة 2016،إذ أنها جاءت في غضون الأسبوع الأول من السنة الحالية،فهل ستتدخل مصالح المراقبة للبحث في مدى إحترام شركة ريضال للقدرة الإستهلاكية للمواطن؟و هل سيؤدي إستمرار هذا التطاول على جيوب المواطنين إلى الخروج ضد غلاء الفواتير؟
Si M. Sajid voulait avoir des informations exactes sur la Lydec et ses pratiques il aurait du commencer par nommer un responsable du SPC qui n’a pas de conflit d’intérêts avec cette entreprise (Ex directeur au sein de Lydec) !Aussi, détacher les salaires des contrôleurs SPC de Lydec!
Sans oublier qu’il existe toujours en gestion déléguée des gens patriotes qui peuvent dénoncer de l’interne les magouilles et montages financiers suspects que ce soit pour les projets ou les données imprécises remontées aux autorités! La loyauté envers son pays et ses intérêts passe bien avant celle d’une entreprise privée surtout dans un secteur aussi sensible et stratégique que ca! Et surtout quand les dossiers touchent à l’argent public comme c’est le cas pour Lydec!! vous auriez pu avoir l’information, et vous pouvez toujours l’avoir (financière, technique, humaine, tout est disponible) ! les gens voient ce qui se passe et les traquent car tout le monde a compris!

قال إن مجلس المدينة تحول إلى رهينة للمعلومات التي تتوفر عليها الشركة الفرنسية
كشف محمد ساجد، الرئيس السابق لجماعة البيضاء والأمين العام للاتحاد الدستوري، عن أسرار علاقاته «المتوترة» مع بعض الشركات المفوضة لها، خاصة شركة «ليدك» الفرنسية المكلفة بتدبير قطاعات الماء والكهرباء والتطهير السائل والإنارة العمومية، وذلك بعد مرور 100 يوم على مغادرته المسؤولية الجماعية التي قضى بها ولايتين امتدتا من 2003 إلى 2015.
وقدم ساجد عصارة «معاناته» مع واحد من آليات التدبير الجماعي (التدبير المفوض)، تعتبر الأفضل ضمن خيارات أخرى لتسيير القطاعات الحيوية بالمدينة حين تكون المواد المالية للمدينة غير كافية، دون أن يمنع ذلك في الوقوع في متاهات بلا حصر، متحدثا، في هذا الإطار، عن تجربة شركة ليدك الفرنسية تحديدا، مؤكدا أن الخطأ الكبير التي وقع فيه العقد الموقع في 1997 هو الخلط بين الاستثمار والاستغلال.
وقال الأمين العام للاتحاد الدستوري «منذ تسلمت زمام المدينة في 2003، كنت على وعي تام بالمشاكل والصعوبات التي يمكن أن يحدثها عقد غير محدود تقريبا يتعلق بتدبير الماء والكهرباء لمدة 30 سنة كاملة».
وأكد ساجد، في مداخلة حول إكراهات التدبير المفوض، أن الخلط بين الاستثمار والاستغلال أوقع المدينة في عدد من الإكراهات التي كان يستغلها الطرف الآخر بحكم خبرته الكبيرة والأطر الجيدة المكلفة بالتفاوض، في مقابل تواضع التجربة الجماعية.
وقال إن «الاحتكاك» الكبير بالشركة الفرنسية وقع خلال التفاوض حول إنشاء محطة لتصفية المياه العادمة بالبيضاء الجنوبية التي تضم أزيد من مليوني نسمة من السكان محرومين من شاطئ للسباحة والاستجمام والترفيه بسبب التلوث.
وقال ساجد إن المفاوضات بدأت مع شريك متردد كثيرا في ما يتعلق بالاستثمار، ويملك معلومات ومعطيات تقنية وملفات ومبررات قوية في مواجهة مفاوضيه، مؤكدا أن الكلفة الإجمالية للاستثمار في المشروع الجديد استقرت في 2.8 مليار درهم، وهو مبلغ ضخم جدا، استطاعت الجماعة، عن طريق جبهة للمنافسة والحوار المتكافئ، تقليصه بنحو 1.5 مليار درهم، أي أكثر من النصف، ليستقر فقط في 1.3 مليار درهم، مؤكدا أن هذه النتيجة تطلبت تحريك عدد من الموارد وشبكات العلاقات ومجموعات التأثير على جميع مستويات السلطة العمومية.
وقال ساجد إن السلطة المفوضة (مجلس المدينة) تحولت إلى رهينة للمعلومات التي تتوفر عليها الشركة المفوض لها، وهي المعلومات التي تمكنها، في بعض الحالات، من إخفاء الكلفة الحقيقية، لتعزيز الربح الاحتكاري المفوض، عن طريق ما يسمى «ريع المعطيات».
واعتبر ساجد أن التوقيع على عقد للتدبير المفوض يمتد لثلاثين سنة بدعة قانونية، تربك العلاقات بين السلطة المفوضة والشركة المفوض لها، كما تحرم المواطنين من تغيير الفاعل المكلف بالتدبير في سقف زمني، مؤكدا أن المجلس السابق عمل على تصحيح هذا الخلل في مفاوضاته مع الشركات المكلفة بالنظافة (من 10 سنوات إلى 7) وشركة الطرام.
وقال ساجد إن تجربة التدبير المفوض، التي تشرف عليها في الأغلب شركات دولية، أنتجت مشاكل أخرى تتعلق بغموض العلاقة مع المواطنين ومستعملي الخدمات المفوضة، إذ في الوقت التي تسعى الجماعة إلى خلق علاقات قرب مع المواطن، تتعامل معه الشركة المفوض لها باعتباره زبونا فقط.
وقال إن المصلحة العامة والمواطنين يتحولون في كثير من الأحيان إلى أدوات للصراع السياسي بين المنتخبين والشركات المفوضة لها، بل أدوات ضغط من هذا الطرف أو ذلك. وخلص إلى ضرورة خلق نموذج «شركات التنمية المحلية» لإقامة التوزان بين الشركات الدولية والشركات المحلية في تدبير المدينة، وأساسا التخفيف من حدة الصراع السياسي في مجالات تتعلق بمصالح المواطنين.
يوسف الساكت
Quand en France, la délégation de service public peut prendre la forme de l’affermage, qui sous-tend la réalisation par les pouvoirs publics des grands travaux d’investissement, au Maroc, la gestion de l’eau est confiée en concession à des opérateurs privés étrangers. A eux, alors, de construire les infrastructures nécessaires. Une « bizarrerie », relève Claude de Miras, économiste à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à Rabat. « Bizarrerie » encouragée par la Banque mondiale dans les années 1990. Au Maroc, la délégation de service public, avec quatre concessions, à Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan, concerne la moitié des volumes et services d’eau, d’électricité et d’assainissement du pays

بعد الجدل الكبير الذي خلقته احتجاجات سكان طنجة بسبب غلاء فواتير الماء والكهرباء، أكد محمد حصاد، وزير الداخلية أن السلطات طالبت شركات التدبير المفوض بمعالجة الاختلالات التي تشوب تدبيرها لتوزيع الماء والكهرباء بعدة مدن.
وحسب ما جاء على لسان الوزير أثناء جلسة الأسئلة الشفوية في مجلس المستشارين، فإن الاختلالات المرتبطة بعمل هذه الشركات تتعلق بجانبين اثنين، أحدهما يرتبط بالعلاقة بينها والمواطنين، “إذ هناك أخطاء كثيرة في فواتير الزبناء في مدن كطنجة والرباط”، والتي أرجعها الوزير إلى عدم الأخذ بعين الاعتبار حالات العدادات المشتركة، وعدم مراقبة العديد منها.
وأكد الوزير أنه قد تم العمل على معالجة هذه الاختلالات، أخيرا، “وطالبنا الشركات بمراقبة الفواتير قبل وصولها إلى الزبناء”، يقول الوزير، الذي أضاف أن السلطات طالبت الشركات كذلك “بمتابعة شكاوى المواطنين إلى حين انتهاء مشاكلهم”.
المستوى الثاني من الاختلالات، المرتبطة بشركات التدبير المفوض، يتعلق بالعلاقة في ما بينها والجماعات المعنية، يوضح الوزير، الذي نفى أن يكون هناك أي تساهل في العقود لكونها “دقيقة جدا”، إلا أن الأمر مرتبط بعدم التزام الشركات بعدد من البنود التي جاءت فيها، وهو ما ظهر في تقارير المجالس الجهوية للحسابات، حسب ما جاء على لسان المتحدث.
وبناء على ذلك، شدد الوزير على أن كل الاختلالات والنواقص ستؤخذ بعين الاعتبار في عمليات تجديد العقود مع الشركات المعنية.
وردا على المطالب التي تنادي بإنهاء تعاقدات شركات التدبير المفوض، قال حصاد إن هاجس السلطات الأساسي، حاليا، هو تأمين التزويد العادي بالماء والكهرباء في ظروف جيدة، “وليس هناك حل آخر، لأن الحديث عن فك الارتباط بهذه الشركات سهل، لكن كلفته المادية باهظة، وليس هناك بديل عنها”، حسب ماجاء على لسان الوزير.

كثيرون هم أولئك الذين ينتقدون عملية “التدبير المفوض” ويأخذون منها موقفا مسبقا دون أن يجشموا أنفسهم عناء الإطلاع على حقيقة المقاربة التطبيقية لهذا النوع من التدبير للخدمات الحضرية.
ومن منظوري الشخصي المتواضع، فإن التدبير المفوض لا يمثل سوى آلية من مجموعة متعددة من الآليات الأخرى، وإن ما يفرض النقاش ليس هو التدبير المفوض في حد ذاته، ولكنها بالأحرى طريقة استعماله وطبيعة الإطار الذي يطبق داخله.
ولعل ما يمكن التأكيد عليه هو أن استمرار العمل بنظام التدبير المفوض عبر العالم، إنما يجد تفسيره و تبريره في استمرار وجود صعوبات هيكلية لدى الدول في توفير الوظائف الأساسية لضمان المصالح العامة. وفي هذا الصدد، أتيحت لي شخصيا فرصة زيارة العديد من كبريات المدن من مختلف القارات، التي كانت قد لاءمت نظامها الخاص للتدبير المفوض، وفق طبيعة إكراهاتها الذاتية، و تمكنتُ من خلال هذه الزيارات من الخروج بقناعة مفادها أن التدبير الناجع للخدمات العمومية الحضرية لا يخضع لقاعدة عامة و لا لوصفة سحرية خاصة.
والواقع أن الولايتين اللتين قضيتهما على رأس عمادة مدينة الدار البيضاء، دفعتاني إلى تعميق التفكير و التقويم، على مر السنوات، في مجموع الأنظمة المرتبطة بالتدبير المفوض للخدمات العمومية بهذه المدينة. ولا أخفيكم أن هذا التمرين الذي جعلني أواجه سيلا لا ينقطع من الصعوبات، تطلب مني قدرا كبيرا من الصبر، وحصة وافية من الواقعية والبرغماتية. لذلك أريد اليوم من خلال تجربتي و ما عايشته أن أساهم بكل تواضع، في تنوير إخواني المواطنين حول حقيقة الرهانات التي تطرحها قضية التدبير المفوض و الرهانات التي يجب أن ترفعها مختلف الفرق الجماعية.