
Le Conseil mondial de l’eau, basé à Marseille et généreusement soutenu par son équipe municipale, avait été imaginé par Veolia et les autres géants du secteur pour asseoir l’hégémonie du secteur privé sur le débat international. Organisateur tous les trois ans de « Forums mondiaux de l’eau » très contestés, il est aujourd’hui au centre d’une bataille juridique avec des organisations de la société civile qui veulent mettre à nu ce qu’il est réellement : une structure de lobbying au service des industriels.
De l’échelle locale aux institutions internationales, Suez, Veolia et les autres industriels de l’eau ont créé des dizaines de structures de lobbying. Associations professionnelles, structures dédiées à la recherche, think tanks, coalitions et autres plateformes… elles ont toutes en commun de favoriser plus ou moins ouvertement la gestion privée de cette ressource vitale entre toutes. Parmi ces structures, l’une des plus emblématiques est sans doute le « Conseil mondial de l’eau », créé à Marseille par un dirigeant de Veolia, Loïc Fauchon, très liée à l’équipe municipale en place, et dont l’ambition n’est rien moins que de se substituer à cette organisation internationale de l’eau qui fait aujourd’hui défaut dans le système de l’ONU… mais qui serait contrôlée de fait par le secteur privé.
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