Tous les articles par stoplydec

Le site a été supprimé car nous pensons avoir fait le nécessaire pendant des années pour éveiller la conscience publique! Il revient à l'état de faire son travail ... désormais nous nous tournons vers d'autres horizons. Merci à nos followers! Si un jour on juge nécessaire de faire réapparaître ce site on le fera.

Redressement fiscal pour la lydec Jeudi 18 Février 2010

La Lydec, vient dêtre l’objet d’un redressement fiscal de 570 millions de dirhams (l’équivalent de 52 millions d’euro), soit à peu près les trois quarts du capital initial  »apporté » par cette entreprise.

Les contrôleurs financiers avaient en fait conclu à un redressement fiscal de près de 1,2 milliard de Dirhams, toutefois, de commission en commission et de pression en pression, ce qui doit être payé effectivement par la Lydec représente à peine la moitié de ce qui a été initialement estimé par les services du Ministère des finances.

Dans tous les cas, ces montants disent l’ampleur de la « délinquance financière » en cours du côté de la gestion privée de l’eau à Casablanca ainsi que, concomitamment, l’importance des profits – y compris indus – dégagés par la Lydec. Et très certainement aussi par Véolia à Rabat-Salé et à Tanger-Tétouan.

Rédigé par acme maroc le Jeudi 18 Février 2010 à 18:08

LYDEC:Le rapport accablant de la commune de Casablanca (Source ACME 2007)

Lors d’une session extraordinaire du Conseil de la commune de Casablanca, longtemps réclamée pour discuter de la révision annoncée du contrat de la gestion déléguée de la distribution de l’eau, de l’électricité et des services de l’assainissement liquide, lecture a été donnée à un rapport de l’autorité délégante présentant des points conflictuels qui mettent gravement en cause la gestion de la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec).

Intitulé « Revue quinquennale du contrat de la gestion déléguée de la distribution de l’eau, de l’électricité et des services d’assainissement liquide de la Wilaya du Grand Casablanca », le rapport de l’autorité délégante a été élaboré sur la base des travaux d’une commission technique lancés le 21 décembre 2006, avec notamment la participation de consultants indépendants et des représentants de la Lydec. Il indique que les travaux ont permis d’achever plusieurs volets de la révision du contrat (programme d’investissement prévisionnel 2007-2027, réaménagement de la formule de calculs des participations, proposition pour l’amélioration des conditions de financement du contrat, actualisation de ses annexes techniques, des cahiers des charges d’exploitation des trois métiers et mise en place d’un cahiers des charges d’exploitation de l’éclairage public). « Malheureusement, depuis plus de deux mois, les négociations sont bloquées du fait de l’apparition de divergences énormes concernant aussi bien le passé (1997-2006) que les prévisions 2007-2027 ».

Le premier point conflictuel présenté dans le rapport concerne les écarts sur les engagements contractuels. Le contrat définit en effet des engagements chiffrés pour les deux parties (investissements à la charge du délégataire et prix moyens à la charge de l’autorité délégante). Les écarts sur les réalisations, indique le rapport, ont été constatés également sur la base des documents fournis par la Lydec et vérifiés par la commission technique pour d’autres éléments contractuels qui sont soit en relation directe avec les investissements ou ont un impact sur ces derniers. Il s’agit de la libération du capital et de la distribution des dividendes. L’autorité délégante a ainsi constaté un écart de 822 millions de dh entre les budgets d’investissement arrêtés par la Lydec et les investissements contractuels actualisés. Cet écart est interprété comme la compensation de la non application entière de l’ajustement des tarifs. L’autorité délégante a constaté en outre un écart supplémentaire de 978 millions de dh entre les budgets arrêtés par la Lydec et ce qui a été effectivement réalisé. L’actualisation de ce montant au taux de rémunération de la Lydec (14,62%) donnerait un montant à récupérer de 2075 millions de dh. Le rapport indique aussi que des écarts ont été également relevés sur les prix moyens des volumes vendus en se basant sur des calculs qui ont permis la simulation de deux scénarii ayant dégagé des écarts nets des déductions de 852 millions de dh (Cn désactivé) et de 1069 millions de dh (Cn activé).

Le rapport reproche également à la Lydec d’avoir procédé à la distribution des dividendes de manière anticipée par rapport aux prévisions contractuelles.

Les dividendes ont commencé à être distribuées en 2003 (cinq ans pls tôt que les dispositions du contrat), ce qui a diminué de la capacité d’autofinancement de la société de 560 millions de dh, affectant ainsi les réalisation d’investissements. La Lydec, poursuit le rapport, ne peut soutenir qu’elle n’a pas pu réaliser la totalité des investissements en raison d’un manque à gagner dans ses revenus dû à une absence d’entente avec l’autorité délégante sur un ajustement du prix moyen et des tarifs. En appliquant le taux de rémunération de la Lydec (14,6%), la commission technique a dégagé en outre un écart rémunéré sur la distribution des dividendes de 82 millions de dh. Par ailleurs, le rapport rappelle que le capital de la Lydec a été libéré tardivement par rapport aux prévisions contractuelle et ce au détriment des réalisations. Sachant que la Lydec perçoit une rémunération de 14,6%, la commission a estimé que l’écart de 183 millions de dh sur la libération du capital doit être rémunéré avec le même taux.

Autre point de discorde, celui de l’attribution pour assistance technique. Le rapport rappelle que le contrat de gestion déléguée stipule que la maison mère, la Lyonnaise des Eaux, et les autres fondateurs apporteront leu assistance technique à la Lydec mais ne mentionne pas si cette assistance doit être rémunérée ou non (au-delà de la rémunération des actionnaires), et à fortiori n’indique pas à quel niveau elle peut l’être. L’annexe 4 des projections financières du contrat inclut une « quote-part aux frais généraux et aux frais d’assistance technique » sans décrire toutefois ce poste et en n’en donnant pas la répartition entre « frais généraux » et « assistance technique ». Ceci, poursuit le rapport, ne dédouane pas les associés de l’obligation de gestion « en bon père de famille » comme le mentionne le contrat de la gestion déléguée (article 3). Ce principe impose que les dépenses soient prudentes et raisonnables. Le rapport indique que la Lydec fait état d’un montant de 1244 millions de dh versés à des expatriés dont 124 millions de charges additionnelles. L’autorité délégante considère qu’il n’est pas cohérant de justifier un montant supérieur au montant comptable et que les 124 millions de charges doivent être traités séparément. Et d’un total de 833 millions de dh hors charges d’expatriés, elle n’accepte que 154,8 millions de dh.

En conclusion, le rapport estime que les écarts constatés aux titres des investissements et des dépenses d’assistance technique doivent être récupérés par l’autorité délégante. Les montants relevés au titre des pratiques de la Lydec , non-conformes au contrat, concernant la distribution des dividendes et la libération du capital, peuvent être abandonnés du fait qu’ils sont en liaison avec le retard sur investissements et qu’en récupérant les écarts sur investissements ils seront résorbés. Et pour les montants relatifs aux dépenses d’assistance technique, le rapport souligne qu’il s’agit d’une part de dépense effectuées de manière non-conforme aux dispositions du contrat et que ce sont d’autre part des transferts non justifiés. Aussi, conclut-il, il y a lieu de les réintégrer.

Dans une deuxième partie, le rapport de l’autorité délégante sur la gestion déléguée de la distribution de l’eau, de l’électricité et des services de l’assainissement liquide présente d’autres points conflictuels concernant les projections 2007-2027 et qui devraient être aplanis pour permettre la reconduction du contrat de la Lydec. Le dossier est soumis à l’arbitrage du Ministre de l’Intérieur.

http://www.lopinion.ma/spip.php?article17537

ليلة القبض على ابن بن اسماعيل SCANDALE DU POSTE ELECTRICITE LAFAYETTE L ALCOOL EN CAUSE

ليلة القبض على ابن بن اسماعيل
مباشرة بعد تفويت مجلس المدينة قطاع التوزيع الماء والكهرباء للشركة ليونيز للمياه
بادرت مديرية الموارد البشرية بطرح لعدة تساؤلات حول الطرق الغير قانونية التي
تتبعها مصلحة الموظفين بتعاملها مع ادارة بن اسماعيل من اداء اجور جميع مستخدمي
الشؤون الاجتماعية والتعاضدية من ميزانية الشركة والاقتطاعات من اجور المستخدمين وارسالها الى ادارة بن اسماعيل الدي بدوره يضعها في حسابات بنكية متعددة عوض ارسالها الى الابناك القارضة لعدة شهور ليستفيد من فواءدها وبعد اشعاره بهدا صدر بلاغ عن المكتب الوطني بعد اجتماعه به لاظهار قوة الاتحاد على الصعيد الوطني ولوي الدراع لكل من سولت له نفسه بالمساس بالمكتسبات
مسؤولي ليديك وبحكم تجربتهم الطويلة في الميدان النقابي فهمت البلاغ وخلفياته الى ان استيقضت دات صباح الازقة التابعة لمركز الكهربائ لافاييت بكارتة كهرباءية زعيمها ومهندس الحراسة يومها الابن البار خليلي امين الدي كان في حالة سكر حتى النخاع واعطى اوامره من غير ان يتاكد من اتمام التدخل لاسترجاع الكهرباء مما ادى الى احراق جميع الالات الكهرباءية في المنازل والمقاهي والمستودعات التي يزودها مركزلافاييت مما كلف شركة ليدبك مبالغ تفوق التوقعات خطا مهني كهدا يعاقب عليه القانون بالطرد
لهدا الغرض سافر ابن اسماعيل رفقة مسؤول كبير الى الادارة العامة لليونييز للمياه ليركع خاضعا على ما فعله ابنه كان حاضرا في الاجتماع وغاءبا لانه لا يفهم الفرنسية المهم النتيجة حسب ترجمتهم
عدم طرد ابنه مع انتقاله الى مديرية لا تكون فيها الكهرباء مقابل عدم التدخل في شؤون مديرية الموارد البشرية في طرد الاطر والمستخدمين الغيرمرغوب فيهم
اما على الصعيد ليديك سيرفيس عقوبة توبيخ ممضاة من طرف ميسكير ارسلت الى م م ب للتنفيد والاقتطاع من الاجر لم يطبق دلك بامر من ابن اسماعيل

SOURCE : INCONNU

scandale Electrcite medina: (par mustapha)

LE DIMANCHE 26/6/2011/UN SECTEUR A L ANCIEN MEDINA DE CASA A ETE VICTIME D UNE SURTENSION 380V LORS DUN CHANGEMENT DE TRANSFO PLUS DE 500 CLIENTS BEAUCOUP DE DEGATS APPARIL ELECTRO ET BUREAUTIQUE CETTE NEGLIGENCE VA COUTER CHER AU PAUVRES AGENTS RESPONSABLES LE FILS AMINE D ALI BABA EN 2002 A ETE AUSSI RESPONSBLE DES DEGATS PLUS IMPRTANTES DANS UN SECTEUR SENSIBLEPLUS 200000DH DE DEGATS MAIS A ETE BLANCHI PAR LA DIRECTION DS LA LYDEC AFFAIRE A SUIVRE

LIBERTE ET VICTOIRE (par Alaoui)

LIBERTE ET VICTOIRE

Ceux qui se battent, militent, ne sont pas ceux qui souffrent le plus. Ceux qui souffrent le plus ont PEUR de se battre, ou n’en veulent pas des batailles. C’est que l’idée même de liberté fait peur ; La liberté c’est pour les autres. Et pourtant, l’ignorer, la rejeter, la critiquer, la repousser jusqu’à quand ? Elle est déjà là. Dans l’ouverture du débat, la démocratisation de la parole, la dénonciation du plus bas, dans l’ébullition de la presse indépendante sur le Net. Les commentaires visqueux, les retours heureux ; dans les combats souterrains, les concessions prévoyantes, les consciences forcées par les mots, les images, les slogans. Nous devons croire au changement. Il n’y a plus lieu de paresse ou de faux semblants. Demander aux opprimés, aux militants de se relever, aux esprits de réfléchir, aux mentalités de s’ouvrir. C’est cela l’avancée, le grand pas, c’est cela la première liberté, celle de pouvoir s’exprimer , justifier, dénoncer, celle de pouvoir tout écrire et publier . Peu importe la cacophonie et les ratés, peu importe si son air effraie, surprend, dérange, si on l’instrumentalise ou on s’en moque. Elle existe. C’est trop tard et c’est la VICTOIRE.

Bras de fer entre la Lydec et la ville (Décembre 2007)

Une commission d’arbitrage a été désignée pour trouver un consensus

On pensait que les relations entre le Conseil de la ville de Casablanca et la Lydec se sont normalisées. Il n’en est rien. En atteste la session extraordinaire houleuse, tenue le jeudi 29 novembre, consacrée à la présentation d’un rapport sur l’état d’avancement de la révision du contrat de gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide, ainsi qu’au projet du tramway. C’était à qui trouverait les mots les plus durs pour fustiger le gestionnaire délégué et exprimer son désaccord avec sa politique.

Voilà qui contrastait avec l’assurance qu’affichaient les deux parties il y a encore quelques mois lorsqu’ils ont assuré être sur la bonne voie pour réviser le contrat. Jamais les relations entre les deux parties n’ont atteint ce degré de crispation au point de demander l’arbitrage du ministère de l’Intérieur. Ce dernier a, d’ailleurs, désigné une commission d’arbitrage constitué de deux Américains, un Français et trois Marocains pour aider les deux parties à arriver un consensus à propos de la révision.

Lire la suite Bras de fer entre la Lydec et la ville (Décembre 2007)

20 000 visiteurs : nous ne laisserons pas tomber, nous n’abdiquerons pas …

NOUS SOMMES LES FILS ET LES FILLES DE LA OUMA ISLAMIQUE

NOUS INCLINONS LA TÊTE A DIEU UNIQUEMENT

Lan nakhdha

Lan narhal

Lan naskut

Lan nansa

We will never submit

We will never leave

We will never be silenced

We will never forget

Max Friche : «  celui qui lutte peut perdre, celui qui renonce à lutter a déjà perdu ».

COLLECTIF STOP LYDEC

Monsieur Le Président de la cour des comptes régionale de Casablanca (source : participant)

Monsieur Le Président de la cour des comptes régionale de Casablanca

Objet : CLARIFICATION

Monsieur le Président,

Dans le cadre de la démarche démocratique, la transparence et le développement que connaît notre pays à plusieurs niveaux sous la conduite éclairée de S.M. le Roi que Dieu le glorifie, j’ai l’honneur de vous saisir par la présente pour contribuer à édifier les grandes lignes de la bonne gouvernance devant toucher la gestion de l’Association des Œuvres Sociales (A.O.S) des Entreprises de distribution d’Eau et d’Electricité et d’Exploitation de l’Assainissement liquide au Maroc.

Cependant, cette contribution à la bonne gouvernance et partant à la moralisation de la vie publique ne peut se réaliser sans la volonté d’y participer et sans donner des clarifications sur le fonctionnement de cette Association, qui gère un patrimoine à composantes nationales et diverses, qui sont censées participer au développement humain des agents des entreprises concernées.

Aussi, je me permets, Monsieur le Président, de relater les dysfonctionnements de cette gestion, dont je vous laisse le soin de qualification à l’issue du développement ci-après :

– De la périodicité des tenues des réunions ou cessions des organes de gestion de l’A.O.S :

Cette périodicité formelle mais importante, prévue par le statut de l’Association se trouve non honorée par les mandataires de cette structure.
En effet, l’Assemblée Générale et le Conseil d’Administration tel que prévu par le Statut de l’Association (Article XII et XXXI) doivent tenir leurs cessions au moins 1 fois par an, or l’A.O.S. et principalement son Président, n’a pas tenu de réunions durant 5annees : ainsi l’Association se trouve administrée d’une manière unilatérale sans la contribution de ses membres à sa gestion, sans tracer son avenir, sans donner leurs avis sur des projets non approuvés par le C.A.

Lire la suite Monsieur Le Président de la cour des comptes régionale de Casablanca (source : participant)

Jean-pierre et son gang reçoivent la police ….ramène de l’eau le café coute trop cher (et facture a 600 dh le verre)…

المساء » التي أكدت أن الوكيل العام للملك لدى محكمة الاستنئاف في الدار البيضاء أمر الفرقة الجنائية في ولاية الدار البيضاء الكبرى بالاستماع إلى مدير شركة « ليديك »، وجميع الأطراف في القضية، من بينهم شركة « الضحى »، ومسؤولي الجمعية االسكنية في « سيدي مومن »، بصفتهم مشتكين بسبب قيام شركة « ليديك » باستخلاص مبالغ مالية تصل إلى 3 ملايير ونصف من المشتركين، علما أن هذه المساهمات معفاة.
وأوضحت أنه فيما استمعت عناصر الفرقة الجنائية، بناء على تعليمات النيابة العامة، إلى كل من رئيس جمعية « اليقين بسيدي مومن »، وإلى الكاتب العام للجمعية بخصوص الشكاية التي سبق للجمعية أن تقدمت بها ضد الشركة، انتدبت المدير العام لشركة « ليديك »، والمدير العام للضحى المسؤولين القانونيين في الشركتين المذكورتين، لكن عناصر الفرقة الجنائية رفضت ذلك، وطلبت الاستماع مباشرة إلى الممثلين القانونيين في الشركتين

LE MAROC SE FAIT VOLER

REAGISSONS

COLLECTIF STOPLYDEC

Le Maroc sans arme ! dimanche 12 décembre 2010

Face aux intempéries de la fin du mois de novembre, le Maroc a prouvé qu’il souffre d’un manque de stratégie, si ce n’est pas d’une absence, afin de faire face aux cas d’urgence.La vie commence petit à petit à reprendre son cours normal, surtout dans les régions qui étaient «moyennement» touchées. Même le temps est plus clement. Il fait beau, au grand plaisir de tous. «Après la pluie torrentielle du mardi « noir », j’ai cru que je ne reverrai plus le soleil pour un long moment. En tout cas, cela me fait plaisir. Vivement que cela dure», lance Mehdi, un jeune du quartier Bourgogne de Casablanca. Sa mère est plus inquiète. «Pour moi, ce beau temps est un mauvais signe. Je suis persuadée qu’un méchant orage ne va pas tarder à éclater. Je suis terrifiée à l’idée de vivre la même chose qu’il y a deux semaines, surtout que je suis sûre que rien n’a été prévu pour faire face à ce genre de situation», affirme-t-elle.Tout comme la maman de Mehdi, ! la plupart des citoyens ont peur de revivre le scénario du mardi 30 novembre. Et pour cause: ils sont conscients que notre pays n’a pas d’armes efficaces pour faire face à ce genre de situation. En effet, encore une fois, le Maroc a été dépassé par les événements, il a prouvé qu’il est toujours très vulnérable face à ce genre de catastrophes. Il n’y a presque rien de concret mis en place pour prévenir des phénomènes de cette ampleur.Certes, 178 mm de pluie équivaut à la moitié du total annuel habituel des précipitations et à deux fois le volume enregistré lors de la précédente crise en 1996, mais ce n’est pas une quantité de pluie qui devrait faire tous ces dégâts. Encore moins quand on sait qu’une étude de la Météorologie nationale a démontré que le Maroc est concerné par les changements climatiques. «Certes, les chercheurs météorologues et climatologues ne sont toujours pas d’accord sur la cause! , mais les changements climatiques sont bel et bien là.Il s’ag! it de longues vagues de chaleur persistantes, de longues vagues de froid inattendues, des intempéries, des cyclones? Il y a quelques années, nous parlions de sécheresse structurelle alors que nous sommes maintenant face à des pluies torrentielles», indique Mohamed Bellouchi, responsable chargé de la communication à la Direction de la météorologie nationale. Face à de telles données, les responsables devraient être mobilisés afin d’éviter le drame. Mais apparemment, ces responsables étaient aux abonnés absents, démontrant que notre pays manque malheureusement de la culture des préventions.Suite à la catastrophe, plusieurs voix sont montés au créneau. Pour eux, du moins à Casablanca, le coupable était tout indiqué: Lydec, la société distributrice d’eau et d’électricité de Casablanca. Manque d’entretien du réseau, infrastructure inadaptée, laxisme… la liste des « chefs d’accusations » est longue. Pour Lydec, « le réseau d’assainissement de Casablanca est conçu pour évacuer une ! pluie d’une intensité de 20 mm/h. Or, le cumul des pluies exceptionnelles du 29-30 novembre ont dépassé les 200 mm. Les installations n’ont pas pu absorber un volume aussi énorme » !!!Les bouches des égouts, qui étaient censées évacuer normalement l’eau de la pluie, étaient saturées.Les canalisations, n’étant pas assez grandes, se sont bloquées. Encore une fois, Lydec se trouve l’alibi de la forte pluie. « La configuration des canalisations d’eaux pluviales dans n’importe quelle métropole au monde est effectuée sur la base d’une pluie à fréquence de retour décennale, et ce conformément aux normes internationales. Dans certaines villes, la fréquence retenue est même de 5 ans. Les responsables de Lydec ne sont-ils pas tenus de prendre en considération les effets des changements climatiques, dont tous les experts parlent ?S’agissant de la coupure d’électricité qui a duré plus de cinq jours dans certains quartiers, Lydec explique que ses équipes ainsi que les entreprises prestat! aires ont été mobilisées pour intervenir sur les postes inondés parce q! ue situés en sous sol et rétablir le courant.Ces ouvrages étant reliés en boucle, il était parfois difficile de remettre en service un poste sans impacter les autres. Les équipes devaient aussi attendre la fin des opérations de pompage et laisser sécher les installations électriques, avant de procéder aux réparations. « La remise en service suit une procédure stricte et progressive afin d’éviter tout risque majeur sur le réseau électrique dans son ensemble. Le réseau électrique de Casablanca, Aïn Harrouda et Mohammédia comporte 4.597 postes de distribution dont 153 postes privés sont en sous-sol », souligne Lydec, sans oublier de dégainer le fameux alibi : « La grande majorité date d’avant l’arrivée de Lydec.Il est difficile de repositionner ces postes en surface en raison de l’absence de l’espace nécessaire (16 m2 par poste) ».Lydec n’a pas fait que dans la défensive. Pour elle, malgré l’intensité des pluies, les dégâts auraient pu être limités si certaines règles d’urbanisme ! avaient été respectées. «Certains facteurs contribuent à l’existence et/ou à l’aggravation des dommages. A noter, la construction dans des zones inondables, les aménagements de trottoirs devant les rampes d’accès aux sous sols afin de ne plus permettre la pénétration des eaux de ruissellement de la chaussée vers les sous-sols, les défauts d’étanchéité des sous-sols et l’absence de dispositifs type clapets anti-retour dans les constructions dotées de caves».Les dégâts auraient pu être limités avec un peu plus d’efforts en matière de communication. «Si nous avions été prévenus à temps, je crois que les dégâts auraient été moins graves.Les responsables devaient insister en utilisant tous les canaux de communication disponibles. Ils auraient annoncé à la radio et à la télévision que la situation est compliquée dire à la radio et à la télévision que la situation est compliquée, que les routes sont impraticables et qu’il vaudrait mieux rester chez soi et ne sortir qu’en cas d’urg! ence», s’accordent à dire plusieurs citoyens. De cette façon, plusieurs! casablancais, qui pouvaient rester chez eux l’auraient fait. Idem pour les écoliers et les étudiants. Plusieurs d’entre eux ont souffert le martyr avant d’arriver à des écoles fermées.

Source :  http://societe.marocnews.tk/2010/12/le-maroc-sans-arme.html