خلف قرار المجلس الجماعي لطنجة، القاضي برفض تفويت أسهم شركة « أمانديس » للشركة البريطانية « أكتيس »، الذي صوتت لصالحه، الاثنين الماضي، أغلبية المجلس في اختتام الدورة العادية لشهر أبريل، ردود فعل متناقضة وتبادل التهم، عبر تصريحات وبيانات نارية بين رئيس المجلس، المنتمي إلى الأصالة والمعاصرة، وحزب العدالة والتنمية. وصوت المجلس لفائدة قرار فسخ عقد التدبير المفوض لقطاع الماء والكهرباء وتطهير السائل مع شركة « أمانديس » ب32 صوتا، يمثلون الأغلبية المكونة أساسا من أحزاب الأصالة والمعاصرة والتجمع الوطني للأحرار والاتحاد الدستوري، فيما رفض المقترح 17 عضوا من حزب العدالة والتنمية، الذين كانوا يريدون تأجيل عملية التصويت، إلى حين تعميق النقاش حول الموضوع.
وعقب هذا التصويت، بادرت كل الأطراف إلى تبرير موقفها من القرار المتخذ، عبر تصريحات وندوات صحافية وبيانات نارية وجه من خلالها كل طرف تهما ثقيلة ورسائل مبطنة للطرف الآخر، زاغت في بعض الأحيان عن موضوع فسخ العقد مع « أمانديس »، وتطرقت لخروقات ارتكبت في مجالات التدبير والتعمير وقرارات التفويت وغيرها، التي أضرت بمصلحة المدينة وسكانها.
وانطلقت هذه « الحرب » مباشرة بعد أن بادر فؤاد العماري، رئيس المجلس الجماعي لطنجة، بعقد ندوة صحافية تحدث فيها عن القرار المتخذ من قبل الأغلبية، الذي اعتبره « تاريخيا وشجاعا »، لأنه سيخلص المدينة من « أمانديس »، التي أخلت، حسب رأيه، بالتزاماتها تجاه المدينة والمواطنين، ولم تحترم شروط العقد المبرم بينها وبين الجماعة، موجها في الوقت نفسه، انتقادات لاذعة للمعارضة، التي وصفها ب « المتخاذلة »، واتخاذها مواقف وقرارات سياسية بعيدة عن المصلحة العامة للمدينة.
وتلا هذه التصريحات، بيان ناري أصدره فريق الأغلبية، وجه من خلاله سيلا من الانتقادات إلى حزب العدالة والتنمية، الذي وصفه ب « حزب رئيس الحكومة الملتحية »، وذكر أن المصلحة الانتخابية أعمته عن مصلحة المواطنين، الذين طالبوا في أكثر من مناسبة بطرد الشركة الفرنسية « أمانديس »، بعد أن أخلت بالتزاماتها تجاه المدينة والمواطنين، ولم تحترم شروط العقد المبرم بينها وبين الجماعة.
من جهته، اعتبر حزب العدالة والتنمية، إقدام عمدة المدينة، على قرار شراء ما تبقى من عقد شركة « أمانديس بناء على الفصل 72 منه، انحيازا واضحا وغير مفهوم لصالح الشركة الفرنسية، ضدا على مصالح السكان، وما تقتضيه من حرص على المال العام، بالنظر لما سيترتب على هذا القرار من إلزام للجماعة بنفقات إضافية غير مبررة وغير ذات جدوى.
وأوضح البيان الذي تتوفر « الصباح » على نسخة منه، أن الحزب يدعم قرار رفض تفويت أسهم شركة « أمانديس » إلى الشركة البريطانية « أكتيس »، إلا أنه يطالب بفسخ العقد عن طريق اللجوء إلى استعمال الفصول 62 ،63، 65، التي تخول للجماعة فسخ العقد، واسترداد المرفق بناء على إخلال الشركة المذكورة بالالتزامات المنصوص عليها في دفتر التحملات.
Archives mensuelles : juin 2014
مستخدم يكشف خروقات بمديرية الموارد البشرية لأمانديس طنجة #Maroc #Twittoma
Quel dégât collatéral de Veolia/Actis pour Lydec ? #Maroc #Twittoma
14 mois après l’annonce du désengagement de Veolia de Redal et d’Amendis au profit du fonds britannique Actis, les événements viennent de s’accélérer avec le rejet de la transaction par les villes de Tanger, Salé et Rabat. Pire, ces villes ont voté pour la constitution d’un groupement local pour la reprise des activités de Veolia. Un tel cas nous amène à se poser la question sur les éventuels dégâts collatéraux pour Lydec.
En effet, Lydec doit entamer la troisième révision de son contrat de gestion déléguée, dans un climat peu propice. En effet, la filiale de Suez a été déjà déssaisie du supercollecteur ouest de Casablanca, qui sera finalement réalisé par Casa Aménagement. Cette dernière a attribué l’appel d’offre, aux turcs de Makyol pour un montant de 730 MDH. Initialement, c’était, la Lydec qui était censée réaliser cet ouvrage, protégeant Casablanca des crues. Toutefois, la mésentente sur le coût du projet et son financement, avait amené les autorités à confier ce projet à Casa Aménagement.
Aussi, Lydec n’a toujours pas trouvé d’issue au litige financier avec la ville de Casablanca. En effet, le rapport définitif de l’audit diligenté par la gestion déléguée pour la période 1997-2006, a fait ressortir un montant de redressement pour Lydec de 1,4 Mrds DH, dont un versement de Lydec de 546 MDH et un redressement comptable de 892 MDH. Lydec a rejeté ce rapport.
De même, le rapport de la Cour des comptes avait pointé certains dysfonctionnements au niveau de la gestion du Fonds de travaux.
Enfin, la pression politique sur la Ville de Casablanca, va se redoubler après la jurisprudence des autres villes avec Veolia. Ceci est d’autant plus vrai, qu’en se basant sur le contrat de Lydec (tel que détaillé dans la note d’information), l’autorité délégante dispose théoriquement d’une possibilité de rachat avec un montant d’indemnisation ne peut dépasser 1,18 Mrds DH (date de valeur 2006) actualisé conformément aux termes du Contrat de Gestion Déléguée.
En conclusion, Lydec doit certainement s’attendre à des négociations serrées dans la révision quinquennale du contrat de gestion déléguée. L’enjeu concerne la gestion du Fonds des travaux et/ou le dédoublement des activités de Casa Aménagement avec ses propres missions. Naturellement, en année électorale, la pression sur les investissements et les tarifs devrait aussi s’inviter aux débats.
Au Maroc, Veolia empêché par les autorités municipales de vendre ses activités eau et déchets au fonds Actis

Par Nasser Djama – Publié le 05 juin 2014, à 17h17
Après Tanger, les villes de Salé puis Rabat ont refusé la cession par Veolia de ses activités de gestion d’eau et de déchets au fonds britannique Actis comme annoncé l’an dernier par le groupe français. Ces villes envisagent de reprendre l’activité en régie.
Le départ de Veolia du Maroc se complique. L’an dernier, dans le cadre de sa stratégie de désendettement, le groupe Veolia avait annoncé la cession, pour 370 millions d’euros, de ses parts dans les concessions d’eau et d’électricité à Actis, un fonds d’investissement panafricain basé à Londres spécialisé dans les infrastructures.
REFUS DE LA TRANSACTION
Mais cette transaction dépendait de l’autorisation des autorités concédantes, à savoir les villes dans lesquelles il opère. Le Conseil communal de Rabat a exprimé son refus de la transaction, lors d’une session extraordinaire le mercredi 5 juin. Cette décision suit d’autres du même ordre prises par les municipalités à Salé et Tanger.
Présent au Maroc via des contrats de gestion déléguée depuis 2002, Veolia opère dans la distribution de l’eau et de l’électricité et la gestion de l’assainissement à travers différentes filiales.
Dans l’agglomération de Rabat-Salé, qui compte quelque 1,5 million d’habitants, les activités de gestion de l’eau et d’électricité de Veolia sont opérées par la société Redal.
TANGER S’ÉTAIT DÉJÀ OPPOSÉ
Amendis est en charge de la gestion de l’eau et de l’électricité à Tanger et fin mai 2013, le conseil municipal de cette ville s’était déjà opposé à sa cession à Actis.
Du coup, tous les projets du groupe français sont bloqués dans l’immédiat. Et Veolia va devoir soit négocier avec les villes, soit porter l’affaire en justice, dans ce qui s’annonce un long contentieux. D’autant plus que plusieurs litiges sont en cours.
A Rabat, la commune se propose dans un premier temps de racheter les parts de Veolia et de créer un groupement d’agglomération en charge de ce service. Dans un second temps, elle compte remplacer la structure existante en projetant la création d’une société de développement local.
Le rachat des sociétés en cause reste toutefois totalement hors de portée financière pour les municipalités. Celles-ci devraient trouver des partenaires financiers de type Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ou d’autres investisseurs privés.
Si la décision de l’opérateur français est motivée par la passe difficile que traverse Veolia, l’affaire à aussi une connotation politique au Maroc pour les observateurs dans la mesure où différentes personnalités marocaines du monde des affaires sont impliquées.
LA QUESTION DE LA GESTION DÉLÉGUÉE
Ainsi deux des conseillers clés d’Actis pour cette opération sont Mourad Cherif, un des anciens dirigeants de l’ONA (groupe de la famille royale) et Younes Maâmar, ancien directeur général de l’Office de l’eau et de l’électricité.
Les maires de Tanger et de Rabat appartiennent quant à eux à des partis d’opposition. Au delà, cette affaire pose aussi la question de la gestion déléguée au Maroc.
« À Salé et à l’instar de plusieurs villes au Maroc, nous avons réalisé que la gestion déléguée était une option peu valable pour garantir des prestations de qualité. Nous avons donc décidé de mettre fin à ce mode de gestion et de créer un groupement d’agglomération pour la gestion des services de l’eau et de l’électricité ainsi que celui de l’assainissement » a déclaré au quotidien marocain Le Matin, le maire de Salé, Nourredine Lazrak.
SUEZ ENVIRONNEMENT ET SA FILIALE SITA NE CESSENT DE GAGNER DES CONTRATS AU MAROC
De leur côté, les opérateurs privés se plaignent régulièrement de l’incapacité de certaines villes concédantes à participer aux plans d’investissements, de payer pour les services ou d’accepter des hausses de tarifs pour les usagers. A noter toutefois que Suez Environnement et sa filiale Sita ne cessent de gagner des contrats au Maroc.
Selon des sources proches du groupe français, la décision marocaine n’est pas une surprise en soi dans la mesure où la transaction qui lie les deux parties est contractuelle. Concernant la cession proprement dite, elle fera l’objet selon la même source d’une négociation qui risque de prendre, 6,12 voire 18 mois avant qu’un accord ne soit trouvé.
Par ailleurs, la valeur de 370 millions d’euros annoncée représente la valeur brute de l’entreprise. Elle comprend aussi les dettes. Le prix final devrait selon toute vraisemblance se situer dans une fourchette comprenant un montant avec et sans les dettes.
Nasser Djama avec Pierre-Olivier Rouaud
Maroc : les élus municipaux bloquent le deal Veolia-Actis #Maroc #Afrique #Veolia

En négociation depuis mars 2013, le rachat des activités de Veolia au Maroc par le fonds Actis a reçu un niet catégorique de la part des autorités marocaines. Celles-ci veulent désormais récupérer la gestion de Redal et d’Amendis, filiales marocaines de Veolia en charge des services d’eau, d’électricité et d’assainissement dans quatre villes du royaume.
C’est comme s’ils s’étaient donnés le topo. Les élus de Rabat, Salé, Tanger et Tétouan ont fait avorter, à quelques jours d’intervalles, le rachat par le capital-investisseur Actis des activités de Veolia au Maroc. Gestionnaire des services de distribution d’eau, d’électricité et de l’assainissement dans ces quatre villes marocaines (via les sociétés Redal et Amendis), le groupe français voulait céder ses activités gérées en concession au fonds britannique pour 370 millions d’euros. Un mega-deal qui devait participer à la politique de désendettement du groupe, engagé depuis 2011 dans un vaste chantier de restructuration.
Positions
Les élus des quatre villes marocaines, quoique de différents courants politiques, ont donc tous voté « Non » à la cession. Pis, ils demandent aujourd’hui la suspension des contrats liant Veolia aux différentes autorités délégantes régionales, dont certains courent jusqu’en 2026.
« La loi nous donne la possibilité d’arrêter à tout moment le contrat de concession. Mais ce serait aller au clash. Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est racheter ces activités à un prix qui arrangerait toutes les parties », explique un membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), majoritaire au conseil municipal de Tanger.
Une solution jugée insuffisante par le Parti de la justice et du développement (PJD), qui exige le départ pur et simple de Veolia : « Ce groupe a failli à ses engagements en matière d’investissements, et laisse une ardoise de 800 millions de dirhams (71,5 millions d’euros) d’endettement bancaire. On ne peut pas lui accorder un parachute doré… », tonne un cadre du parti islamiste, qui gère la ville de Tétouan. Contactées, les sociétés Amendis et Redal, filiales marocaines de Veolia, n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
الدولة تريد شراء أسهم فيوليا وتدفع الجماعات لرفض تفويت أسهمها لشركة أكتيس والعدالة والتنمية تعارض #Maroc #Twittoma
بديل ـ اسماعيل طاهري
رفض المجلس الجماعي لمدينة الرباط، الثلاثاء 3 يونيو، خلال دورة استثنائية، تفويت أسهم شركة « فيوليا »، المكلفة بتدبير مرفق الماء والكهرباء والتطهير السائل، إلى شركة أكتيس البريطانية. مع التوجه نحو استرداد العقد عن طريق شراء الأسهم، والمصادقة على تفعيل مجموعة التجمعات لتدبير هذا المرفق. وكانت بلديتي سلا وطنجة صادقتا مؤخرا على مقرر مماثل يقضي بعدم تفويت أسهم فيوليا لشركة أكتيس طبقا للفصل 71 من عقد التدبير المفوض.
والهدف من إدراج هذه النقطة بإيعاز من وزارة الداخلية هو تمرير نقطة شراء الأسهم الذي لا يعني الا عدم محاسبة فيوليا على عدم التزامها بالإستثمارات وفشلها في برنامج الإيصالات الإجتماعية والدليل على ذلك استمرار حرمان 200 ألف نسمة من سكان طنجة من الماء الشروب وعدد من الدواوير في مجموع أقليم الفحص أنجرة وتطوان والمض/ الفنيدق …واعتراف سلطة التدبير المفوض بعدم احترام أمانديس لعقد التدبير المفوض في طنجة والجماعت المجاورة لها.
ويقود22 مستشارا من العدالة والتنمية في طنجة حربا ضروسا لفضح أهداف دفع الجماعات الى عدم تفويت أسهم فيوليا وشرائها من لدن الجماعات ذاتها في إطار شركة وطنية للتنمية المحلية. ورغم كون الميثاق الجماعي الحالي لاينص على شركات وطنية للتنمية المحلية فإن الدولة ماضية في دفع الجماعات الى المصادقة على مقرر بشراء عقد، مما يقتضي معه تعديل الميثاق الجماعي الحالي. وكاانت العدالة والتنمية نظمت بطنجة ندوة صحفية الخميس الماضي للرد على مصادقة مجلس طنجة على توصية بشراء عقد أمانديس وخلال التصويت امتنع مستشارو العدالة والتنمية عن التصويت لكون لجنة القطاعات لم تناقش فرضية شراء العقد وإنما اقترحت طرح التفويت للمصادقة بالقبول او الرفض على أنظارالمجلس.
واتهموا العمدة فؤاد العماري بتنفيذ تعليمات قامة من خارج المجلس في إشارة الى وزارة الداخلية دون ذكرها بالإسم. لذلك عمد رئيس بلدية تطوان المنتمي الى العدالة والتنمية الى تأجيل البث في نقطة تفويت أسهم فيوليا لشركة ألتيس البريطانية. ويرى فريق العدالة والتنمية أن المطلوب هو الغاء العقد وليس شراؤه لكون فيوليا لم تحترم الفصول ذات الصلة بالإستثمارات وان عملية شراء العقد ستورط الجماعات في قروض بنكية كبيرة لتوفير ملايير شراء العقد والإلتزام بالقروض التي على ذمة فيوليا لفائدة الأبناك المغربية.
وقالت وكالة الأنباء الرسمية أن وثيقة منسوبة لبلدية الرباط أشارت الى كون مجموعة فيوليا المغرب ، عبرت منذ شتنبر 2012 عن رغبتها في مغادرة المغرب لاعتبارات تتعلق بمراجعة إستراتيجيتها العامة على الصعيد العالمي، إلى جانب الصعوبات المالية التي تعرفها مجموعة (فيوليا المغرب) والتي من شأنها أن تنعكس سلبا على المرفق العمومي الذي تسهر على تدبيره.
وأضاف المصدر ذاته أن رغبة (فيوليا المغرب) الانسحاب من رأسمال شركة (ريضال) تأتي في وقت تتيح فيه مقتضيات عقد التدبير المفوض (المادة 71 من العقد) إمكانية استرداد المرفق عن طريق الشراء، وذلك بعد مرور 15 سنة في الرباط (10 سنوات في طنجة) . وأشارت الوثيقة ذاتها إلى أن طلب (فيوليا المغرب) يأتي في وقت تمت فيه المراجعة الخماسية لعقد التدبير المفوض، والتي مكنت من التوفر على معطيات حول إنجاز الالتزامات التعاقدية للفترة من 2002 إلى 2012، حيث بلغت الاستثمارات غير المنجزة 1.541 مليون درهم أي 1.763 مليون درهم مع احتساب الفوائد وغرامات التأخير، وحددت التعويضات عن عدم تطبيق المراجعة التعريفية خلال هذه الفترة في 334 مليون درهم. وفي ظل هذا الوضع، توضح الوثيقة، يكون أمام السلطة المفوضة (الجماعة الحضرية) خيارين، الاستجابة لطلب (فيوليا المغرب)بالموافقة على تفويت شركة (ريضال) لمجموعة « أكتيس »، أو استرداد المرفق عن طريق الشراء، مبرزة أن قرار المجالس الجماعية المفوضة بممارسة حقها في استرداد التدبير المفوض، عن طريق الشراء وفق الفصل 71 من العقد وما بعده من عقد التدبير المفوض، يمكنها من تعزيز إشرافها على المرافق والتحكم في كل قرارات الاستثمار والتسيير المتعلق به.
يذكر أن فيوليا شركة فرنسية قابضة وهي المجموعة القابضة لشركات التدبير المفوض لتوزيع الماء والكهرباء والتطهير السائل بكل من الرباط وسلا والصخيرات تمارة (ريضال)، وطنجة وتطوان (أمانديس). أما شركة ألتيس فهي مجموعة قابضة إنجليزية ذات أسهم قطرية واتهمها مستشروا العدالة والتنمية بكونها لاتتوفر على خبرة في الميدان وإنما هي مجموعة مغروفة بالمضاربات في الأسهم في البورصة، ولم تقدم عرضا مغريا خصوصا ضعف الإستثمارات السنوية التي اقترحتها على طنجة والمتمثلة في مئة مليون درهم، وهو مبلغ ضئيل بالمقارنة مع استمارات فيوليا
مجلس الرباط يرفض تفويت أسهم « فيوليا » #PJD #Twittoma
رفض المجلس الجماعي لمدينة الرباط، خلال دورة استثنائية، تفويت أسهم شركة « فيوليا »، المكلفة بتدبير مرفق الماء والكهرباء والتطهير السائل، إلى شركة أجنبية، مع التوجه نحو استرداد العقد عن طريق شراء الأسهم، وذلك طبقا للفصل 71 من العقد، والمصادقة على تفعيل مجموعة التجمعات لتدبير هذا المرفق.
وحسب وثيقة للمجلس الجماعي لمدينة الرباط، فمنذ شتنبر 2012، عبرت مجموعة « فيوليا المغرب »، وهي المجموعة القابضة لشركات التدبير المفوض لتوزيع الماء والكهرباء والتطهير السائل بكل من الرباط وسلا والصخيرات تمارة (ريضال)، وطنجة وتطوان (أمانديس) عن رغبتها في مغادرة المغرب لاعتبارات تتعلق بمراجعة إستراتيجيتها العامة على الصعيد العالمي، إلى جانب الصعوبات المالية التي تعرفها مجموعة (فيوليا المغرب) والتي من شأنها أن تنعكس سلبا على المرفق العمومي الذي تسهر على تدبيره.
وأضاف المصدر ذاته أن رغبة (فيوليا المغرب) الانسحاب من رأسمال شركة (ريضال) تأتي في وقت تتيح فيه مقتضيات عقد التدبير المفوض (المادة 71 من العقد) إمكانية استرداد المرفق عن طريق الشراء، وذلك بعد مرور 15 سنة على تاريخ دخوله حيز التنفيذ، ابتداء من فاتح يناير 2014، مشيرا إلى أن طلب (فيوليا المغرب) يأتي في وقت تمت فيه المراجعة الخماسية لعقد التدبير المفوض، والتي مكنت من التوفر على معطيات حول إنجاز الالتزامات التعاقدية للفترة من 2002 إلى 2012، حيث بلغت الاستثمارات غير المنجزة 1.541 مليون درهم أي 1.763 مليون درهم مع احتساب الفوائد وغرامات التأخير، وحددت التعويضات عن عدم تطبيق المراجعة التعريفية خلال هذه الفترة في 334 مليون درهم.
وفي ظل هذا الوضع، توضح الوثيقة، يكون أمام السلطة المفوضة (الجماعة الحضرية) خيارين، الاستجابة لطلب (فيوليا المغرب)بالموافقة على تفويت شركة (ريضال) لمجموعة « أكتيس »، أو استرداد المرفق عن طريق الشراء، مبرزة أن قرار المجالس الجماعية المفوضة بممارسة حقها في استرداد التدبير المفوض، عن طريق الشراء وفق الفصل 71 من العقد وما بعده من عقد التدبير المفوض، يمكنها من تعزيز إشرافها على المرافق والتحكم في كل قرارات الاستثمار والتسيير المتعلق به، غير أن العائق المالي المتمثل في تعبئة كلفة الاسترداد التي حدد لها كأجل سنة بعد تاريخ نهاية العقد، وبرمجتها في ميزانيات الجماعات المفوضة، وتدبير الفترة الانتقالية وآثارها المحتملة على المرفق يتطلب تفكيرا عميقا لاتخاذ القرار الملائم لتدبير هذا المرفق الذي يقدم خدمة عمومية.
وأشارت الوثيقة إلى أن الدراسات التي أنجزت حول جدوى الاسترداد عن طريق الشراء، خلصت إلى أن خيار شراء العقد هو أكثر فائدة بالنسبة للسلطة المفوضة من ناحية الإمكانيات المالية التي يتيحها استغلال المرفق والتي يمكن أن تستعمل كاستثمارات إضافية إلى جانب تحكم السلطة المفوضة في المرفق وتفادي تغيرات في المجموعات القابضة لرأسمال الشركة المفوض لها
L’intérieur refuse officiellement la cession veolia vers Actis الداخلية ترفض رسميا

نائب عمدة مدينة طنجة يشرح قرار طرد شركة » أمانديس » Position du #Pam sur #Amendis #Maroc #Twittoma
Maroc. Premières « Universités de l’eau » de l’ACME à Kenitra #Twittoma #Eau #Water #Right
Invités par notre ami Mehdi Lahlou nous avons pu assister au débat et y faire une présentation critique du prétendu « modèle français de l’eau » que les entreprises privées françaises et les pouvoirs publics et politiques qui les accompagnent s’efforcent de diffuser afin d’accaparer les marchés de « l’environnement » dans les pays en développement et en particulier au Maroc.
l’ACME Maroc pour le droit universel à l’eau.
Depuis 1997, de nombreuses personnalités (Mario Soares, Riccardo Petrella, Danielle Mitterrand, Susan George, Vandana Shiva…) et des ONG se mobilisent à travers le monde pour promouvoir un « Contrat Mondial de l’Eau ». Cette mobilisation s’est traduite par la création dans de nombreux pays d’Associations pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME).
Le mouvement se structure après le premier Forum Alternatif Mondial de l’Eau (Fame) tenu à Florence en 2003. Des ACME existent depuis en France, en Italie, au Maroc et au Canada.
L’ACME Maroc s’est fixée comme objectifs :
– La reconnaissance juridique explicite locale et universelle du droit inaliénable de toute personne à l’eau et à l’assainissement.
– La reconnaissance du statut de l’eau comme bien public universel.
– L’adoption d’un cadre juridique consacrant la propriété publique de l’eau et sa non privatisation.
– La prise d’initiatives citoyennes et le recours au processus démocratique particulièrement en matière de genre pour toutes les décisions touchant au domaine de l’eau. La protection de l’eau, en particulier l’eau potable, et la revitalisation des ressources aquatiques.
– L’usage durable de l’eau notamment par la lutte pour l’économie de l’eau et contre toutes les pollutions et tous les gaspillages qui l’affectent et ce dans tous les domaines : agriculture, industrie, tourisme, services, loisirs, etc…
– La promotion de projets éducatifs et pédagogiques ainsi que d’actions de sensibilisation des enfants et des jeunes aux questions relatives au droit et à la gestion de l’eau.
– La promotion de la solidarité Nord Sud et du partenariat entre les collectivités et services publics et entités communautaires locales pour le financement des projets d’accès à l’eau et d’assainissement en faveur des populations démunies.
L’un des objectifs de cette première « Université de l’Eau » a été de faire la promotion de ces propositions.
La situation de l’eau au Maroc.
Extrait de la plaquette d’introduction remise aux participant(e)s.
La situation de l’eau au Maroc, quoique moins inquiétante que dans les autres pays du Maghreb, est pour autant loin d’être satisfaisante.
Une situation de pénurie.
Le Maroc, en effet, avec désormais moins de 700 m3 d’eau par habitant et par an, se trouve déjà en état de stress hydrique. Les précipitations y deviennent de plus en plus irrégulières avec le changement climatique, et ont tendance à fortement baisser sur le long terme.
Entre 80 et 85% des ressources hydriques mobilisées – soit à peu près 12 milliards de m3 – sont utilisées par le secteur agricole, lequel est aujourd’hui incapable de satisfaire les besoins alimentaires de base de la population. En outre, près de 60% de l’eau allant vers l’agriculture est gaspillée dans les réseaux d’irrigation obsolètes et souvent mal entretenus.
Les précipitations sont très inégalement réparties dans le pays, et un déséquilibre très prononcé existe toujours entre les villes et le milieu rural en matière d’accès à une eau de qualité. Et à ce niveau aussi, on estime qu’entre 30 et 45% des eaux distribuées dans les centres urbains sont perdues dans des canalisations vétustes et/ou insuffisamment entretenues.
Une forte pollution.
Une bonne partie des eaux de surface est fortement polluée de même que celles des nappes phréatiques, dont la plupart baissent dangereusement en raison de sur-exploitation, désordonnée et hors contrôle.
Le rejet des eaux usées domestiques et industrielles, sans traitements préalables, affectent la potabilité de l’eau dans certains bassins. Sur les 500 millions de m3 d’eaux usée simplement rejetés annuellement par les ménages en milieu urbain, plus du quart est tout simplement rejeté dans le réseau hydrographique ou répandu sur le sol.
La même tendance est relevée dans l’assainissement solide. Ainsi sur les 10.800 tonnes de déchets ménagers produits chaque jour en milieu urbain, 2% seulement de déchets collectés sont soit recyclés soit mis en décharge contrôlée. Le reste est déchargé dans la nature, contribuant fortement à la pollution des ressources en eau. Les périphéries de certaines de nos grandes (ou petites) villes présentent un paysage lunaire – insupportable à la vue et à l’odorat – à force de rejets à ciel ouvert de déchets et rebuts non traités.
D’une manière générale, on estime que les cours d’eau reçoivent directement 30% de la pollution domestique et industrielle rejetée, alors que le sol et le sous-sol en reçoivent environ 27%. Le Maroc est aujourd’hui classé parmi les pays d’Afrique où certaines pollutions liées à des Polluants organiques persistants (POP) sont les plus élevés du continent.
Une forte sur-exploitation.
Beaucoup de lacs naturels ont vu leur niveau se réduire dans de très grandes proportions ou ont tout simplement disparu en raison de la surexploitation opérée sur les sources en amont, du déboisement et de la déforestation des bassins versants et, dans tous les cas, à cause de l’absence d’un cadre légal clair, qui doit notamment prévoir des contrôles et des sanctions à appliquer naturellement par les autorités publiques sur les contrevenants à tous niveaux (aussi s’agissant de la pollution des eaux que de leur surexploitation).
Une gestion de plus en plus « déléguée » aux entreprises privées.
La « Gestion déléguée », opérée dans le pays à partir de 1997 (et qui a bénéficié principalement à des entreprises françaises, Suez, Veolia…) s’est faite en l’absence de règles de transparence dans la passation des marchés publics. En outre, en raison de l’incapacité institutionnelle et de l’insuffisance des pouvoirs – politique et financier – des collectivités locales, à faire respecter des cahiers des charges (qui n’ont jamais été rendus publics) ce mode opératoire n’a pas permis de rendre l’eau plus accessible et/ou à meilleur coût.
Il n’en a pas amélioré la qualité et n’a pas permis, comme cela était annoncé à l’origine, de disposer de ressources financières non publiques en mesure de garantir la réalisation d’investissements importants sur le long terme, de nature à éviter au pays une aggravation de la problématique de l’eau dans le futur.
9 Agences de bassins hydrauliques se partagent la gestion de l’eau au Maroc.
voir leur site
Des débats riches et animés.
Notons particulièrement :
– Une intervention d’un représentant du ministère de l’éducation insistant sur l’importance prise par l’éducation à la protection de l’environnement dans la formation des élèves.
– Une présentation de la problématique de l’eau au Maroc par des représentants de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE)
– Un bilan de la pollution par les pesticides par le professeur Mohammed FEKHAOUI, de l’Institut Scientifique de Rabat.
– Des échanges nombreux avec les participant(e)s.
Des intervention des invité(e)s venus de France :
– Sur le tarif social de l’eau par M. Henri Smets de l’Académie de l’eau et sur le projet de loi actuellement en discussion en France
– Sur la protection du littoral par Claudine Goichon, élue « Europe-Ecologie, les Verts » au Conseil régional des Pays de Loire, vice-présidente de la commission Aménagement du territoire – environnement.
– Sur une analyse critique du prétendu « modèle français de l’eau » et la volonté de conquête des « marchés de l’eau » dans les pays en développement par les grands groupes français (Veolia, Suez, SAUR), par Gérard Borvon président de l’association S-eau-S.
Une ambiance chaleureuse.
L’enthousiasme et le dynamisme des participant(e)s étaient sensibles. Le militant associatif français ne pouvait que constater la jeunesse de nombreuses et nombreux participant(e)s. Un gage de succès pour l’avenir.
A noter aussi la chaleur de l’accueil réservé aux invités. Des liens durables se sont noués.
Une visite du centre d’éducation à l’environnement de la réserve du lac de Sidi Boughaba a été particulièrement appréciée.
Visite à Ben Smim.
En complément de ces Universités de l’eau, notre ami Mehdi Lahlou nous a permis de rencontrer les acteurs de la lutte de Ben Smim.
Nous avons parlé, à de nombreuses occasions ici (*), de la lutte de ses habitants pour la sauvegarde de leur source. Malgré leur résistance une entreprise privée s’est installée sur leur site mais leur combat continue pour la reconnaissance de leurs droits.
L’usine de captation de l’eau au cœur de la vallée.
(*) Sur Ben Smim voir :
Au Maroc, Ben Smim refuse que sa source soit mise en bouteilles.
Guerre de l’eau au cœur du Moyen Atlas
Ben S’mim, une bataille de l’eau qui s’éternise
dans le Moyen Atlas marocain
Pour la protection du littoral : une réunion à Harhoura.
Avant l’Université de l’Eau nous avons pu assister, à l’invitation de son président Mounir Zouiten, à la réunion d’information sur la défense du littoral organisée par l’Association des Amis de la Forêt et du littoral de Harhoura.
Le littoral du Maroc est menacé par les pollutions et un urbanisme sauvage. La conférencière invitée était Claudine Goichon militante de Europe Ecologie- Les Verts, conseillère régionale des Pays de Loire, vice-présidente de la commission aménagement du territoire et de l’environnement.
Elle a vécu la tempête Xynthia qui a provoqué la rupture de digues en Vendée et la mort de 53 personnes et invite à éviter les mêmes erreurs sur le littoral du Maroc.
Les nombreux échanges avec le public ont témoigné de l’intérêt de la présentation.