En créant une régie publique, Gabriel Amard, président PG de la Communauté d’agglomération « Les Lacs de l’Essonne » s’est attiré les foudres de la Lyonnaise des eaux (Groupe Suez environnement). Le géant privé de l’eau s’est donc tourné vers un cabinet de lobbying, Vae Solis, qui s’est donné pour mission de « discréditer » l’action de l’élu de gauche. Chargé du « pilotage » de cette « mission » de déstabilisation ? L’actuel chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll !

ae solis, « Malheur à celui qui va seul », en latin. Gabriel Amard, ancien du PS et actuel secrétaire national du Parti de gauche de Mélenchon, a eu le « malheur » non pas d’aller seul, mais d’aller contre. Contre la « logique » qui obligerait les municipalités à déléguer aux géants du privé la gestion de l’eau. Comme président de la communauté d’agglomération « Les Lacs de l’Essonne » (regroupant les communes de Grigny et de Viry-Châtillon), il a décidé de créer une régie publique. De quoi susciter « l’inquiétude » de la branche régionale Ile-de-France Sud de la Lyonnaise des eaux (Groupe Suez environnement). Privée de son fromage, elle s’est tournée vers Vae Solis, un « cabinet de conseil en stratégie de communication et gestion de crise » au nom si judicieusement choisi.
Marianne s’est procuré des documents (voir ci-dessous) datés de fin 2011 et début 2012 qui montrent, dans le détail, l’art et la manière de mener une opération de lobbying. Rien que de très classique, selon le président de Vae Solis, Arnaud Dupui-Castérès, que nous avons contacté : « Notre métier est de permettre à toutes les parties prenantes de faire entendre leur point de vue. Dans ce dossier, la Lyonnaise n’arrivait pas à faire entendre sa voix. » Vae Solis propose pourtant de « limiter et réduire, en la discréditant sur le fond, la communication » jugée « agressive », voire « outrancière » du président de la communauté d’agglomération. En somme, de faire taire sa voix…

