Faire du chiffre et du bénéfice c’est bien, mais encore faut t’il le faire sans saigner la vache à lait ! une preuve de plus que les actionnaires s’enrichissent vite ! mais question : qu’est ce qui est fait pour l’infrastructure et la pérennité de l’entreprise ?
Dossiers en suspend en milliards non réglés (Audits, office des changes, fonds des travaux, …), et il faut voir l’impact de la logique financière (CostKiller) à moyen et long terme sur les autres ressources du business (Ressources humaines, infrastructure non renouvelée, effondrement de la confiance des citoyens et partenaires, fragilisation de la performance, perte de capacité d’innovation…. etc)
Le modèle de croissance est basé sur le court terme ou on distribue un maximum de dividendes aux actionnaires, et on retarde autant que possible les dettes et problèmes financiers divers ! la croissance de ces entreprises est de nature organique liée à une extension urbaine, et ne traduit en rien une bonne gestion


La Lydec vient d’annoncer ses résultats annuels, au titre de l’année 2013. Il s’agit d’un bon cru marqué par une nette amélioration du chiffre d’affaires et du résultat net. De même, la société a fait état d’une hausse des investissements.
En effet, la Lydec a enregistré, en 2013, un chiffre d’affaires de 6,35 Mrds DH en progression de 5,4% par rapport à 2012. Ce chiffre d’affaires est réalisé à hauteur de 62 % par l’activité « Electricité » suivis de l’activité « Eau » (18%) et l’assainissement (15%). Notons que le CA fluides a atteint 5,4 Mrds DH, en hausse de 2,5% par rapport à 2012.
Cette évolution, s’explique notamment par la croissance de l’activité « Electricité » via la hausse des ventes de moyenne tension aux industriels (+1,4%) et celle des volumes basse tension (+1,9%) tirée par la croissance de 1,7% du nombre de clients. Aussi, les volumes de vente eau ont progressé de 1,4%.
En termes d’EBE, la Lydec a affiché en 2013 un niveau de 936 MDH en hausse de 8,5% par rapport à 2012. Cette amélioration de la productivité est corrélée à l’amélioration du rendement eau de 1 point et de la stabilité du rendement électricité (ratio ventes sur achats).
Toutefois, le résultat d’exploitation est demeuré stable à 466 MDH compte tenue de l’augmentation des dotations des amortissements. Néanmoins, le résultat net a atteint 296 MDH en hausse de 7,9% par rapport à 2012 grâce à un résultat non courant exceptionnel positif de 49 MDH.
Par ailleurs, la Lydec a investi, en 2013, un montant de 1,6 Mrds DH en hausse de 31% par rapport à 2012. L’investissement a concerné les infrastructures et les renforcements à hauteur de 84%, le renouvellement (13%) et les moyens d’exploitations (3%). Probablement, une bonne partie de ces investissements a du être financée par le Fonds des travaux, comme le démontre la hausse plus importante du CA global par rapport au CA Fluides.
En termes de perspectives, la Lydec prévoit la mise en œuvre du plan d’actions prioritaires validé par le Comité de Suivi de la gestion déléguée. De même, la société s’apprête à mettre en fonctionnement de l’intercepteur des eaux usées de la partie Est de Casablanca pour porter le taux de dépollution des eaux usées de Casablanca à 100%.
Par contre Lydec, n’a pas évoqué ni l’évolution de son litige financier avec la ville de Casablanca ni les suites des griefs de l’Office des changes.
http://www.flm.ma/warticle.php?id=1344
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