
Lydec réalise 82 000 analyses sur l’ensemble du territoire par an alors que les normes engagent le délégataire à n’en faire que 62 000.
Il aura fallu plus d’une année pour que la plainte aboutisse. Celle concernant l’affaire qui oppose Mustapha Rahine, élu sans casquette politique au Conseil de la ville, à la société Lydec en charge de la gestion de l’eau, l’électricité et l’assainissement. Le tribunal administratif de Casablanca a finalement accepté la plainte déposée par le conseiller.
«Cela fait une année que l’affaire traîne, car l’autre partie avait avancé que ce genre de plaintes n’était pas du ressort du tribunal administratif. Aujourd’hui, ce dernier vient d’attester que le traitement de cette affaire figure parmi ses prérogatives et, en conséquence, la plainte que j’ai déposée a été acceptée et l’on procédera incessamment à son examen», explique Mustapha Rahine.
Dans la plainte en question, le conseiller accuse la société délégataire de distribution d’eau polluée. Rahine s’est basé sur le rapport de la Cour des comptes. «Il est clairement stipulé dans ledit rapport que l’eau est le rougeâtre, car polluée par la rouille qui s’est développée sur plusieurs tronçons du réseau d’eau potable. Il est à préciser que le rapport de la Cour des comptes fait office d’accusation, puisqu’il a été élaboré par des magistrats», souligne-t-il.
Suite à ce nouveau tournant dans l’affaire, des associations se seraient constituées partie civile. Selon le conseiller, des avocats auraient même embrassé sa cause à titre gracieux «car cela relève de l’intérêt général». Parallèlement, Mustapha Rahine précise qu’il compte adresser une lettre au chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. La requête contenue dans la missive réclame que l’État se constitue, lui aussi, partie civile.







Encore et toujours, la gestion déléguée objet de critiques.