Christian Estrosi serait-il du genre rancunier ? Le président (UMP) de la métropole Nice Côte d’Azur, a annoncé vendredi 1er mars, son choix de reprendre en régie le service de l’eau de la ville de Nice à partir de février 2015, qui était auparavant confié au groupe Veolia. Les mauvaises langues diront que l’élu n’a toujours pas digéré l’attitude d’Antoine Frérot, le PDG de Veolia, à son égard lors de la cession de Transdev, en 2012. Christian Estrosi n’avait pas apprécié que le patron ne daigne même pas lui passer un coup de fil pour l’informer du changement de contrôle de la société, qui gère les transports de l’agglomération niçoise.
Ce qui s’était passé dans les transports en 2012 et ce qui se passe aujourd’hui dans l’eau a-t-il un lien ? Toujours est-il que, dans l’eau, Veolia va perdre non seulement Nice, mais aussi ses contrats de délégation de service public avec les communes littorales à l’Est de Beaulieu-sur-mer, Cap d’Ail, Eze et Villefranche-sur-mer à compter de septembre 2014, ainsi qu’avec la station de ski d’Isola 2000 en juillet 2013.
Le député-maire (UMP) de Nice, qui souhaite « offrir un service identique à tous, au même tarif, le plus bas possible », devra toutefois obtenir le vote formel, le 28 mars, du conseil métropolitain. La métropole Nice Côte d’Azur, qui regroupe, depuis janvier 2012, un total de 46 communes dont la cinquième ville de France, compte déjà 27 communes en régie, majoritairement dans le « haut pays » montagneux.
La Compagnie générale des eaux avait signé un contrat historique avec la ville de Nice et les quatre communes littorales en 1864, peu après sa création en 1853 sous l’impulsion de Napoléon III. Nice venait alors d’être rattachée à la France. C’est ainsi qu’un canal d’adduction d’eau de 30 km avait été creusé pour approvisionner Nice à partir de sources débouchant dans la vallée du Paillon. Depuis lors, ces communes n’avaient « jamais connu de mise en concurrence », a souligné M. Estrosi. – (Avec AFP.)




