
Le dernier rapport de la Cour des comptes, a soulevé entre autres, la question épineuse du Fonds des travaux, géré par la Lydec. La Cour reproche l’absence de comptabilité distincte ainsi que le non versement immédiat des recettes dans un compte à la TGR. Depuis, ce week-end, Lydec tente d’éluder ces questions.
Ainsi, Lydec a convié les médias pour présenter son activité et répondre implicitement aux critiques contenues dans le rapport de la Cour des comptes. Les réponses de la Lydec ont surtout concerné le Fonds des travaux, dont l’enjeu est important. En effet, rappelons que ce Fonds est une source de financement dédiée aux activités de la Gestion Déléguée et alimentée par la participation des abonnés aux grandes infrastructures, à l’extension et au renforcement des réseaux. Les participations des abonnés sont facturées et perçues par le Délégataire par ordre et pour compte de l’Autorité Délégante (la ville de Casablanca). Elles alimentent le compte de Fonds de Travaux qui apparaît distinctement dans la comptabilité du Délégataire. De même, Lydec perçoit des peines et soins (produits d’exploitation) sur les investissements financés par le fonds de travaux.
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La compagnie réitère sa capacité à investir en amont de la croissance urbaine de Casablanca. Un manque de visibilité persiste cependant à propos des hypothèses des schémas directeurs.
Bien avant d’exposer sa conviction, la Lydec fut épinglée par la Cour des comptes, dans son rapport de 2012, particulièrement en ce qui concerne la gestion du Fonds de Travaux -FDT-. Logé à la Trésorerie Générale du Royaume et géré directement par le délégataire, ce FDT, dont la création est intimement liée à celle de la RAD (l’ancienne Régie de distribution), représente un instrument fondamental de financement des investissements. Depuis le démarrage de la gestion déléguée jusqu’à fin 2013, sa contribution cumulée atteint 3,4 milliards DH, pour un volume global d’investissement de l’ordre de 15 milliards DH. Le «flou», qui a jalonné l’historique de ce Fonds, ne pouvait que susciter la curiosité au point de friser les limites de la suspicion. Rien n’est définitivement sûr. Il semble que certains élus de la ville, par intérêt politique, n’hésitent pas à enfoncer le clou, en cultivant la défiance. C’est un peu l’histoire des «chaussettes de Madame la duchesse -qui- sont sales et archi sèches».