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Au #Maroc une prise de conscience face à l’ampleur du pillage et des ravages de la gestion déléguée

Les investissements non réalisés pénalisent gravement l’équilibre à terme du pays. Outre le fait que le coût des projets non réalisés dans les délais impartis coutera plus cher dans le futur (Prix des terrains, urbanisation galopante et besoin d’expropriations, etc…), le cout de l’infrastructure deviendra de plus en plus cher à entretenir et ces entreprises demanderont de façon continuelle à être subventionnées et se plaindront d’un manque de moyens, la facture sera alors payée soit par l’état(contribuable) en alourdissant encore ses charges, ou bien sera répercutée directement sur la facture des clients donc le contribuable encore une fois…pourquoi garder un modèle qui est structurellement déficient  ?

Le grand ménage s’impose …… 

23/03/2012 Par Fanny Rey, à Marrakech

Veolia et Suez ne sont pas en bonne posture au Maroc. © AFP

A Tanger et à Rabat, les contrats de Veolia, dont la Cour des comptes a pointé les défaillances dès 2009, vont être révisés à la fin de l’année. A Casablanca, c’est la filiale de Suez Environnement qui est dans le collimateur pour corruption.

Sale temps pour les opérateurs français dans le secteur de l’eau au Maroc. Les contrats passés avec les filiales marocaines de Veolia Environnement, Amendis à Tanger et Redal à Rabat, sont en cours de révision afin de passer au crible les services rendus, pointer les efforts à réaliser en matière d’assainissement et permettre une refonte de la grille tarifaire.
« La révision du contrat de Redal à Rabat est prévue pour fin 2012. À Tanger et Tétouan, le calendrier n’est pas encore fixé, mais je milite pour que les trois coïncident », indique Patrice Fonlladosa, directeur des partenariats stratégiques de Veolia Environnement, qui récuse les accusations de prix excessifs dont le groupe fait l’objet. « Ce n’est pas nous qui fixons les tarifs. C’est à la commune et aux élus d’exprimer leur demande en la matière. Nous, nous plaidons pour un gel des tarifs sociaux et pour une meilleure adéquation des tarifs pour les plus gros consommateurs, comme les industriels », ajoute-t-il. Xavier Joseph, directeur général adjoint de Veolia Environnement Maroc, appelle également à une révision des contrats du groupe au Maroc. « C’est une nécessité, car ils sont l’objet de fantasmes nocifs. »
Querelles. La polémique est née d’un rapport de la Cour des comptes de 2009 épinglant les dysfonctionnements dans la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité au Maroc, les querelles entre communes et opérateurs, et les tarifs excessifs dans les villes où ces services sont assurés par des acteurs privés. Frais injustifiés, manque de lisibilité des factures, retards dans les investissements, insuffisance du nombre de branchements sociaux réalisés… Les divers problèmes soulignés par le rapport touchent non seulement Veolia, mais aussi son compatriote Suez Environnement.
Mauvaise passe. Lydec, filiale de ce dernier, est en effet dans une mauvaise passe à Casablanca, où il est chargé de la gestion de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement depuis 1997. Le rapport de la Cour des comptes relève qu’il n’a pas respecté ses engagements en matière d’investissements entre 1997 et 2006, et pointe la vétusté des réseaux dans certains quartiers de la capitale économique ainsi que la distribution de dividendes – au détriment des investissements – dès 2003 alors qu’elle n’était censée survenir qu’à partir de 2008. « Le rapport de la Cour des comptes porte sur une période antérieure à une précédente renégociation du contrat, en 2008 », se défend Serge Lescouet, directeur de l’exploitation eau et assainissement de Lydec.

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