Archives du mot-clé eau au maroc

Rapport sur la participation d’ACME-Maroc au Forum Social Mondial à Tunis. Vendredi 12 Avril 2013

Par Naima Lahlou

Le 12 ème Forum Social Mondial s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars 2013. Ont pris part à cette édition de très nombreux acteurs de la société civile du monde entier.
A cette occasion ACME-Maroc a été représentée par Naima Lahlou, Mohamed Hansal et Abderrahim Faiq.
Les membres de l’ASSOCIATION POUR LE CONTRAT MONDIAL DE L’EAU AU MAROC ont participé à la marche d’ouverture avec nos amis du collectif de l’eau en scandant des slogans pour que le droit d’accès à l’eau soit considéré comme un droit humain, et protestant contre la privatisation des ressources d’eau et la marchandisation de cette matière essentielle pour notre vie.
Les débats lors ce Forum ont porté sur les questions relatives à l’ordre économique et social international et aux effets de la crise qui continue d’affecter lourdement les pays les plus pauvres, et au sein de ceux-ci, les catégories les plus démunies.
Ainsi une multitude d’ateliers ont été organisés autour de différents thèmes dont ceux relatifs à la question de l’eau qui a été traitée notamment lors de la table ronde : « l’eau ressource commune et un droit humain » à laquelle ont pris part plusieurs membres du collectif de l’eau de France, Belgique, Canada, Grèce, Italie …et des représentants du Kenya, Sénégal, Rwanda, Tunisie, Maroc et des syndicats de l’eau. Donc une soixantaine de personnes étaient présentes à ce rendez-vous.
Il ressort de la présentation faite par Gabriella Zanzaini de l’association  » food water europe « , des témoignages des luttes au Kenya et au Rwanda et des débats qui ont suivi, auxquels les représentants d’ACME-Maroc ont activement contribué, et qui étaient très riches en informations, que :

1) la situation de l’eau à l’international est plus qu’alarmante, ainsi :
– Près de 50% de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable.
– 2,5 milliards de personnes sont sans toilettes cela constitue une cause majeure des problèmes de santé.
– 3000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour à cause des contaminations dues à une eau insalubre.

2) L’eau doit être exclue de la sphère marchande (elle n’est la propriété de personne en particulier et elle n’a pas de prix).
D’où le refus catégorique de la gestion déléguée et la revendication du retour à la gestion publique de l’eau.

3) L’eau est associée à la vie (tout être vivant a besoin d’eau et doit pouvoir y accéder).
Lire la suite Rapport sur la participation d’ACME-Maroc au Forum Social Mondial à Tunis. Vendredi 12 Avril 2013

Au #Maroc une prise de conscience face à l’ampleur du pillage et des ravages de la gestion déléguée

Les investissements non réalisés pénalisent gravement l’équilibre à terme du pays. Outre le fait que le coût des projets non réalisés dans les délais impartis coutera plus cher dans le futur (Prix des terrains, urbanisation galopante et besoin d’expropriations, etc…), le cout de l’infrastructure deviendra de plus en plus cher à entretenir et ces entreprises demanderont de façon continuelle à être subventionnées et se plaindront d’un manque de moyens, la facture sera alors payée soit par l’état(contribuable) en alourdissant encore ses charges, ou bien sera répercutée directement sur la facture des clients donc le contribuable encore une fois…pourquoi garder un modèle qui est structurellement déficient  ?

Le grand ménage s’impose …… 

23/03/2012 Par Fanny Rey, à Marrakech

Veolia et Suez ne sont pas en bonne posture au Maroc. © AFP

A Tanger et à Rabat, les contrats de Veolia, dont la Cour des comptes a pointé les défaillances dès 2009, vont être révisés à la fin de l’année. A Casablanca, c’est la filiale de Suez Environnement qui est dans le collimateur pour corruption.

Sale temps pour les opérateurs français dans le secteur de l’eau au Maroc. Les contrats passés avec les filiales marocaines de Veolia Environnement, Amendis à Tanger et Redal à Rabat, sont en cours de révision afin de passer au crible les services rendus, pointer les efforts à réaliser en matière d’assainissement et permettre une refonte de la grille tarifaire.
« La révision du contrat de Redal à Rabat est prévue pour fin 2012. À Tanger et Tétouan, le calendrier n’est pas encore fixé, mais je milite pour que les trois coïncident », indique Patrice Fonlladosa, directeur des partenariats stratégiques de Veolia Environnement, qui récuse les accusations de prix excessifs dont le groupe fait l’objet. « Ce n’est pas nous qui fixons les tarifs. C’est à la commune et aux élus d’exprimer leur demande en la matière. Nous, nous plaidons pour un gel des tarifs sociaux et pour une meilleure adéquation des tarifs pour les plus gros consommateurs, comme les industriels », ajoute-t-il. Xavier Joseph, directeur général adjoint de Veolia Environnement Maroc, appelle également à une révision des contrats du groupe au Maroc. « C’est une nécessité, car ils sont l’objet de fantasmes nocifs. »
Querelles. La polémique est née d’un rapport de la Cour des comptes de 2009 épinglant les dysfonctionnements dans la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité au Maroc, les querelles entre communes et opérateurs, et les tarifs excessifs dans les villes où ces services sont assurés par des acteurs privés. Frais injustifiés, manque de lisibilité des factures, retards dans les investissements, insuffisance du nombre de branchements sociaux réalisés… Les divers problèmes soulignés par le rapport touchent non seulement Veolia, mais aussi son compatriote Suez Environnement.
Mauvaise passe. Lydec, filiale de ce dernier, est en effet dans une mauvaise passe à Casablanca, où il est chargé de la gestion de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement depuis 1997. Le rapport de la Cour des comptes relève qu’il n’a pas respecté ses engagements en matière d’investissements entre 1997 et 2006, et pointe la vétusté des réseaux dans certains quartiers de la capitale économique ainsi que la distribution de dividendes – au détriment des investissements – dès 2003 alors qu’elle n’était censée survenir qu’à partir de 2008. « Le rapport de la Cour des comptes porte sur une période antérieure à une précédente renégociation du contrat, en 2008 », se défend Serge Lescouet, directeur de l’exploitation eau et assainissement de Lydec.

Lire la suite Au #Maroc une prise de conscience face à l’ampleur du pillage et des ravages de la gestion déléguée