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عن فيضانات طنجة #Twittoma #Maroc

سكان طنجة متخوفين من فيضانات محتملة #Twittoma #Maroc

Audit de la gestion déléguée par la cour des comptes en vidéo #Humour #Maroc #Twittoma

Le collectif stoplydec

Vous souhaite une bonne et heureuse fin d’année 2013

l’UE reçoit une pétition de 2M d’européens #Twittoma #Maroc

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui avoir enregistré une initiative citoyenne lui demandant de légiférer pour assurer le droit à l’eau et exclure la gestion des ressources hydriques des règles du marché unique.

L’initiative « l’eau est un droit humain » a recueilli 1,84 million de signatures, dont 1,3 million en Allemagne, précise le comité organisateur dont le principal promoteur est la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP).

Les signataires réclament le droit à l’eau et à son assainissement, demandent que « l’approvisionnement en eau et la gestion des ressources hydriques ne soient pas soumis aux règles du marché intérieur et que les services des eaux soient exclus de la libéralisation ».

Bruxelles a été contraint de retirer en juin le secteur de l’eau d’une proposition de loi européenne sur les concessions face aux craintes d’une privatisation en Allemagne, où il est géré par les municipalités. L’initiative « l’eau est un droit humain » s’inscrit dans la bataille qui oppose les grandes entreprises privées françaises du secteur de l’eau, comme Veolia et Suez qui souhaitent exporter leur modèle public-privé, aux régies publiques qui gèrent la distribution de l’eau en Allemagne, mais aussi aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.

La Commission européenne va inviter les organisateurs de l’initiative à soumettre leurs arguments dans les trois mois et une audition sera organisée au Parlement européen. L’exécutif bruxellois décidera ensuite si elle compte agir et comment.

Lundi 23 Décembre 2013

 

Entre l’eau du robinet et l’eau embouteillée, Dossier L’opinion.ma #Twittoma #Maroc

«Nous avons créé de l’eau toute chose vivante », dit le célèbre verset coranique. De don divin sacré à l’origine, l’eau est la moins respectée dans les faits étant souillée, polluée par les déchets des villes, par les usines qui versent leur rejets industriels dans les cours d’eau, marchandisée au prix fort souvent aux dépens des plus pauvres, gaspillée par les uns et objet de privation et d’exclusion pour d’autres. Les uns la boivent minérale « luxueusement » embouteillée, d’autres dans des robinets rouillés et pire, dans le monde rural, il arrive que des habitants la quêtent péniblement comme denrée rare dans des puits taris et autres lacs bourbeux pour étancher leur soif.
A Casablanca, l’un des plus grands projets de réhabilitation et mise à niveau des infrastructures d’assainissement et d’eau potable est celui de la medina, projet en cours de réalisation et qui doit s’achever fin 2013. Ce projet d’un budget de 30 milliards englobe donc en partie des travaux de renouvellement des infrastructures des eaux usées et eaux potables. Ces travaux à l’origine devaient être effectués par Lydec en charge de la gestion déléguée de l’électricité, eau et assainissement depuis 1997 dans la capitale économique. Le retard dans la réhabilitation du réseau (bien pointé du doigt dans le rapport de la Cour des comptes en 2009 après douze longues années de gestion déléguée) c’est justement de lui dont il est question dans des propos tenus par les abonnés, retard qui rend possible la pollution de l’eau par les métaux dégradés des canalisations d’acheminement de l’eau des réservoirs d’eau vers les abonnés d’où le phénomène des eaux rouges du fait de la rouille. D’où aussi la plainte d’un élu de Casablanca contre Lydec, plainte déposée il y a un an et qui vient d’être acceptée par le tribunal administratif.

Eau du robinet

A cause de la dégradation des infrastructures anciennes non rénovées, l’eau du robinet a mauvaise presse. Celle-ci est brusquement accentuée depuis que des suspicions ont fait tâche d’huile sur sa qualité pourtant certifiée comme « non nuisible à la santé » du consommateur par les instances compétentes de la Santé pour le cas de Rabat-Salé où l’eau durant le mois d’août dernier avait une odeur et un goût de renfermé. La même histoire d’odeur et de goût de remugle a concerné Casablanca et Mohammedia depuis le mois de juillet quoique pas avec la même intensité. Il s’agit ici d’un problème qui provient des bassins hydrauliques qui approvisionnent les villes, Bouregreg et Oum Rbii et non du réseau urbain. En clair, ici le distributeur de l’eau en ville n’est pas en cause quoiqu’on évoque un autre phénomène : les eaux stagnantes (Lire entretiens ci-contre). Selon le Pr Salah Souabi, enseignant en chimie à la Faculté des Sciences techniques de Mohammedia, cela n’est pas nouveau car il s’agit uniquement d’une « accentuation due à la sécheresse et à la hausse de la temperature, ce qui entraîne le phénomène d’eutrophisation », constat déjà largement expliqué auparavant par les responsables de la Santé dans une communication officielle.
Le souci pour la qualité de l’eau du robinet ne date pas d’aujourd’hui. Dans des résidences d’appartements en copropriété qui datent à peine d’une dizaine d’années, des soucis sont partagés par nombre d’abonnés de l’eau à propos de la qualité des tuyauteries d’eau potable qui s’oxydent et laissent couler des débris de métaux en minuscules particules. Que dire des habitations plus anciennes de nombreux quartiers  Que dire des canalisations vétustes qui dépendent de Lydec pour acheminer l’eau des réservoirs vers les quartiers et les maisons  Ainsi, on relève le même témoignage comme le suivant provenant d’un habitant d’une résidence :
« Dans notre quartier d’appartements en copropriété, on s’est rendu compte de l’existence de plusieurs choses pas conformes comme par exemple certains matériaux de construction bon marché et les tuyauteries d’eau potable en fer. Il fallait attendre quelques trois ou quatre ans pour se rendre compte que l’eau du robinet était d’une couleur suspecte. Chaque matin tout le monde se rend compte que les eaux sont d’une couleur sombre. Quand il y a coupure d’eau c’est pire, l’eau au retour de fonctionnement est pratiquement noire, il faut laisser couler l’eau pendant un moment, quelques minutes pour qu’enfin l’eau revienne à une couleur plus claire. Il fallait faire appel au plombier pour changer les tuyaux et les remplacer par d’autres en caoutchouc. Plus on est situé sur les étages, plus les travaux sont coûteux car il faut creuser les murs, ce qui n’est pas une mince affaire. Beaucoup de gens n’ont pas les moyens et certains peuvent attendre des années dans la même situation avant de pouvoir agir… ».
Mais il y a aussi et surtout, au-delà du domicile, les canalisations d’eau potable qui dépendent de Lydec et qui n’ont pas été changés depuis des décennies. Les programmes de renouvellement ne sont pas exécutés partout, ce qui explique aussi la suspicion sur la qualité de l’eau et des fameuses eaux rouges. La réputation de l’eau du robinet est écornée et sa réhabilitation totale est tributaire de la mise à niveau du réseau de canalisation rénové et maintenu.
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