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Le modèle marocain s’essouffle Déficit de contrôle et de qualité de la prestation…, les problèmes Les anciens cahiers des charges ne répondent plus aux exigences financières actuelles
Rabat opte pour une société de développement local pour gérer ses déchets
Ras-le-bol, de part et d’autre. Après une courte période d’euphorie, l’expérience de la gestion déléguée, tous secteurs confondus, a pris du plomb dans l’aile, suscitant, ces dernières années, le mécontentement des citoyens et des élus dans certaines villes. Une grogne qui a aussi gagné le rang des employés des délégataires, qui ont enchaîné grève sur grève, ça et là, à travers le Maroc. Mais si la dégradation continue de la qualité des services urbains notamment le transport par bus et la collecte des déchets restent les problèmes les plus évidents, du côté des délégataires, il y a aussi à redire. D’abord au niveau du non-respect de certaines clauses contractuelles, mais aussi et essentiellement à cause du non-respect des délais légaux de paiement par les collectivités. Dans la plupart des cas, les délégataires évoquent quasiment tous les mêmes écueils. Les cahiers des charges, conclus depuis des années, ne correspondent plus aux réalités actuelles. Régulièrement en tête de liste des revendications, il est mention de la révision des prix unitaires des prestations au regard des augmentations du Smig et du carburant, pour ne citer que ces deux postes. Et c’est là où le bât blesse. Les conseils communaux ne l’entendent pas de la même oreille, et le quiproquo s’installe entraînant une déperdition de la qualité de la prestation, voire son arrêt. Pourtant, certains délégataires ne désarment pas et continuent, bon an mal an, à investir dans le renouvellement de leur parc de véhicules et la restructuration de leurs services.





