
Rachid Filali Meknassi, secrétaire général de Transparency Maroc
Laila Zerrour
Le constat est là : le Maroc continue de s’enliser dans une corruption endémique. Dans son rapport moral 2011, qui sera présenté, samedi 21 janvier, lors de l’assemblée générale élective de Transparency Maroc, l’association dresse un tableau plutôt sombre de la situation au Maroc.
L’association ne manque pas de rappeler la mauvaise note du Royaume dans le cadre de l’Indice de perception de la corruption (ICP) 2011 ainsi que plusieurs affaires de corruption qui ont éclaté grâce au Mouvement du 20 février. A ce sujet, le rapport relève les conditions opaques de délégation de la gestion des services publics et de la protection dont continuent de bénéficier les concessionnaires au détriment des usagers en citant Amendis et la Lydec.
Parmi les autres exemples cités figurent notamment l’attribution du TGV sans appel à la concurrence ou encore la crise du transport urbain à Rabat. Par ailleurs, le rapport mentionne que l’Observatoire de Transparency Maroc a suivi plusieurs autres affaires relatives à la corruption qui confirment l’impunité dont bénéficient les détenteurs du pouvoir tant au plan politique que juridique: ministre de la jeunesse et des sports, attribution de lots et de résidences, mutation simulée par le ministère des affaires étrangères….






