Plus d’un mois après les très fortes pluies qui avaient particulièrement affecté l’agglomération casablancaise, causant des inondations graves, des interruptions dans la distribution d’électricité et des dégâts majeurs pour les habitants, les entreprises, les collectivités et les infrastructures, la polémique continue de faire rage. Accusations d’incurie, d’imprévoyance, d’impréparation, d’incompétence fusent à l’encontre de la Lydec, tout particulièrement pointée du doigt par une partie des élus de Casablanca qui se servent du gestionnaire délégué pour tenter de « faire la peau » au Président du Conseil de la Ville, Mohamed Sajid. Excipant d’un soi-disant rapport du « SPC », une instance jusque-là méconnue de l’opinion publique et de la presse, (qui pourtant s’en prévaut dans tous les articles rédigés contre la Lydec), ces élus de Casablanca demandent donc des comptes à Mohamed Sajid et à Jean-Pierre Ermenault, Directeur général de Lydec, considérant sans doute que l’occasion est trop belle de ternir l’image du premier édile de la ville à quelques mois des élections législatives… Cette situation, qu’aggravent les jeux politiciens marqués par les défections, les ralliements contre nature et les opérations de racolage politicard, donne une image lamentable de la classe dirigeante locale et plonge le Conseil de la Ville dans l’anarchie et les débats stériles. Si l’on peut comprendre que, dans un premier temps, traumatisé par ces pluies d’une ampleur jamais vue à Casablanca, le citoyen lambda a pesté contre la Lydec, du fait des dégâts et des préjudices que chacun a pu subir les 29 et 30 novembre dernier, il est inadmissible que des responsables politiques élus et des journalistes versent dans l’exagération, la manipulation, l’outrance et même le mensonge pour satisfaire des objectifs fort éloignés de la défense des intérêts de la population casablancaise. Mais, sans doute ne serait-on pas arrivé à un tel stade de la manipulation politico-médiatique si le Maire Sajid et ses services avaient, au lendemain même de cette catastrophe naturelle, mis en place un véritable plan de communication de crise en livrant rapidement à l’opinion publique les éléments nécessaires à une juste appréciation de la réalité !
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