
Une mascarade qui s’achève dans une débandade totale, des disputes et d’échange d’insultes. C’est ainsi que plusieurs élus qualifient ce qui s’est passé vendredi à la session extraordinaire du Conseil de la ville de Casablanca. Les débats, autour du point essentiel, (impact des intempéries), auquel la session a été dédiée, ont été reportés à l’année prochaine. Ce report était la seule issue du maire, Mohamed Sajid après avoir été vivement critiqué pour violation flagrante des dispositions de la charte communale. Le point de discorde entre la majorité et l’opposition n’était autre que la présence du président directeur général de la Lydec devant les élus pour présenter un rapport sur les intempéries du 30 novembre et leurs répercussions sur la ville. La majorité, selon ses membres, demandait le passage aux débats de fond concernant ce point inscrit à l’ordre du jour, au moment où l’opposition exigeait la présence du PDG de la Lydec pour la présentation d’un rapport détaillé sur les intempéries en question. En raison de l’atmosphère très tendue entre les deux parties, la session fut levée à deux reprises. Et dans une fuite en avant, des membres du bureau proposèrent de soumettre au vote la question de discorde, (présence ou non du PDG de la Lydec). L’opération s’effectua dans une cacophonie qui interpelle à plus d’un titre et on annonça que la majorité a obtenu gain de cause: Passage aux débats. Là, des élus de l’USFP, (M.Dissaoui et Me Ibrahimi), exigèrent une liste nominative des votants comme le stipulent les dispositions de la charte communale. Chose que des élus de la «Lampe» ont rejetée en bloc. «Ils ne voulaient pas s’afficher devant leurs électeurs qu’ils ont voté en faveur de la Lydec», commenta M. Ibrahimi. La tension monta encore d’un cran. La session fut interrompue et le maire appella le président de la Région, Chafik Benkirane en vue d’intervenir dans les coulisses et sauver ce qui pourrait l’être à une heure tardive. Une réunion fut ainsi tenue à l’extérieur de la salle. A la reprise, le maire, visiblement perturbé, annonça le report de ladite session, qualifiée par celle des inondations, à lundi prochain. Cette session extraordinaire a été tenue essentiellement pour débattre de la question des intempéries, mais finalement elle a été reportée. Cela n’est pas étonnant, font remarquer des élus sur place, quand la démarche est incohérente et la transparence fait défaut.







