
La hausse des factures d’eau et d’électricité a entraîné des mouvements de protestation dans différentes villes. Récit d’une affaire qui cache bien des enjeux économiques… et politiques.
Il est 21 heures. Leur f’tour digéré, des femmes commencent à s’agglutiner autour du local de l’AMDH de Mohammedia. Munies de leurs factures d’eau et d’électricité, elles sont venues protester une nouvelle fois contre la hausse des tarifs de la Lydec. Le matin même, la police les avait empêchées d’accéder à la délégation du distributeur. “Alors, on fait quoi, Oustad ?”, se tournent-elles vers Ali Fkir, membre de l’Association et coordonateur du mouvement de protestation. Il faut dire que les femmes du quartier Bab Marrakech avaient déjà rencontré le président du Conseil municipal. Comme unique solution, ce dernier leur avait proposé de payer leurs factures actuelles sur plusieurs mois. “Cela ne fait que reporter le problème, au lieu de le résoudre”, commente Ali Fkir. “Nous ne devons pas payer la hausse. Ils gagnent déjà suffisamment d’argent comme ça. C’est du vol”, vocifère une femme, rouge de colère, aussitôt rattrapée par sa voisine : “Tu dis des bêtises. Nous serons de toute manière obligées de payer. Regarde : la plupart commencent déjà à le faire, de peur d’avoir des majorations de retard”.
Lire la suite Polémique. Eau, chère eau (Par Nadia Lamlili Telquel)







