ويمكرون ويمكر الله والله خير الماكرين

Collectif Stoplydec, Faisons barrage ensemble aux abus de la gestion déléguée au Maroc
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LYDEC Facture les travaux de déviation à la société Casa-Transports avec 10% de rétribution dessus, ceci n’est pas investissement !
Nous dénonçons à nouveau avec vigueur ce type de propagande scandaleuse et non civique
Suite à l’information publiée hier dans nos colonnes sur la base d’un communiqué de Lydec relatif aux coûts des travaux de déviation des réseaux entrepris dans le cadre du projet du Tramway de Casablanca, qui ont coûté plus de 353 MDH, Casa Transport réagit. «Tous les travaux de déviation des réseaux pour le projet de Tramway sont supportés par la société Casa Transport. Une convention a été signée en juin 2009 dans ce sens entre les deux parties selon laquelle la Lydec réalise sous sa responsabilité l’ensemble des travaux de déviation desdits réseaux», souligne le management de Casa Transport SA.
Casa Transport est chargée de mener en outre «toutes les études nécessaires, de lancer les appels d’offres, de sélectionner les entreprises et de réceptionner les travaux réalisés. Les paiements se font par Casa Transport après présentation des justificatifs nécessaires». «Pour cette opération, la Lydec perçoit une rétribution de l’ordre de 10% sur les travaux réalisés.» À la date d’aujourd’hui, plus de 300 MDH ont été facturés par la Lydec à Casa Transport», note la même source.



Al Karama Lydec

La révision du contrat liant la ville de Casablanca à la Lydec est en cours. A en croire Mohamed Brija, vice-président du Conseil de la ville, un bureau d’audit est en train d’examiner les comptes de la société délégataire. Selon lui, c’est sur la base du résultat du rapport de ce cabinet d’audit que les redevances versées à la commune urbaine de la métropole seront fixées. Une démarche qui ne semble pas de tout repos puisque la Lydec refuse toujours de payer les 546 millions de dirhams réclamés par les autorités délégantes sur la période 1997-2006.
Seuls les faits concrets du terrain prouveront ou non le changement des entreprises de la gestion déléguée et non les communications peu crédibles et incohérentes ! il ne sert à rien de mettre du shampoing sur la tête d’une personne chauve.
Le collectif Stoplydec a décidé de marquer une période d’observation des changements de la gestion déléguée pour la période à venir. Nous conservons toute notre vigilance et ne manquerons pas de réagir en cas de non respect des engagements au profit du royaume du Maroc et des intérêts citoyens.
Collectif Stop Lydec
L’Observatoire Mondial des Enjeux et des Risques propose aux entreprises l’expertise du Centre d’Etudes et de Recherches Internationales de Sciences Po (CERI) en matière de risque social et politique dans les pays émergents.
Il met à leur disposition les ressources du plus important centre de recherche en France dédié aux sciences sociales de l’international…

Il reste que, sur le plan sociétal, des problèmes demeurent. Des sociétés françaises sont prises à partie. L’un des slogans du 20 février – « Lydec dégage ! » -– s’adresse clairement à Suez-Environnement, dont Lydec est la filiale marocaine. Alstom et son tramway Rabat-Salé ne font pas l’unanimité. Et l’opinion marocaine est révoltée par le fait que la France impose un TGV au Maroc, en l’endettant pour 25 ans, alors que le pays a tant d’autres besoins urgents. En revanche, l’implantation d’une usine Renault à Tanger est perçue comme très positive au Maroc.
Le poids grandissant, trop visible et « pas toujours bienveillant » de certaines entreprises françaises au Maroc irrite l’opinion publique. Récemment, il y a eu des émeutes à Taza. Plus de 50 personnes ont été arrêtées, quelques-unes maltraitées. A l’origine de la révolte, le fait que l’accès aux services, notamment de l’eau, est beaucoup trop cher au regard du pouvoir d’achat des habitants. Les gens jugent scandaleux que les tarifs de Maroc Télécom soient comparables à ce qu’ils sont en France.
Il faut être attentif à ces signes. Pour le moment, tous les partis officiels importants sont ralliés à la cause du roi. Mais ces partis vont maintenant chercher à utiliser la pratique constitutionnelle pour valoriser leur action. Le Premier ministre pourrait très bien, demain, utiliser ces sentiments d’amertume à l’égard de la France pour faire pression sur le monarque en faisant valoir qu’il représente le principal parti.
http://omer.sciences-po.fr/?q=ateliers/la-dynamique-des-r%C3%A9formes-au-maroc&device=mobile