Le lancement par Lydec d’un plan stratégique à l’occasion de l’arrivée à mi-chemin de son contrat de gestion déléguée des Utilities à Casablanca, nous a rappelé le cacactère atypique de l’action Lydec. En effet, il s’agit de la société unique cotée à la bourse, qui a une durée de vie théorique limitée.
En effet, Lydec a comme objet social la gestion des services délégués du Grand Casablanca. Cette gestion est opérée dans le cadre d’un contrat de Gestion Déléguée, entré en vigueur le 1er août 1997 pour une durée de 30 ans. A la fin de la gestion déléguée en 2027, l’Autorité Délégante sera subrogée aux droits de Lydec et prendra possession gratuitement de tous les biens de retour. Par ailleurs, l’Autorité Délégante aura la faculté de racheter tout ou partie des biens de reprise correspondant à la marche normale de l’exploitation des services délégués.
Le solde de Fonds de travaux sera remis par Lydec à l’Autorité Délégante. Les dépôts de garantie seront aussi reversés par Lydec à l’Autorité Délégante. Enfin, Lydec ne devrait récupérer à l’issue de la fin du contrat de gestion que le capital social et le BFR fin de période en sus des biens propres de Lydec.
Ainsi, contrairement aux autres sociétés à durée de vie théorique illimitée (sauf dissolution ou faillite), l’actionnaire de Lydec doit s’attendre à un extinction de l’activité de sa société en 2027. Toute, prolongation du contrat serait un bonus, en particulier vu l’incertitude de l’identité de la future identité de l’autorité déléguante en 2027 (mairie et ministère de l’intérieur). De même, une telle prolongation pourrait être assortie de la nécessité d’injection de nouveaux capitaux pour le financement des nouveaux investissements.
La conséquence de ce caractère atypique de l’action Lydec est que le modèle économique implique une rentabilisation des investissements des actionnaires davantage par les dividendes que par une plus-value potentielle. De même, théoriquement la valeur absolue de Lydec devrait diminuer au fur et à mesure de la proximité de l’échéance de la fin du contrat de gestion déléguée.





