L’AVIS DES ÉLUS
Ahmed Brija, vice-président du conseil de la ville et président de l’arrondissement de Sidi Moumen.
L’on accuse Mohamed Sajid de tout contrôler. Mais la loi confère au maire tous les pouvoirs et la gestion de tous les budgets. Les élus doivent attendre son feu vert pour lancer leurs projets. Ainsi, chaque arrondissement détermine ses besoins, mais c’est à la mairie de lancer l’exécution des marchés. Ce qui peut provoquer pas mal de tensions.
Abdelouahed Souhaïl, ancien élu communal et membre du bureau politique PPS.
Le découpage de la ville qui répondait à des exigences sécuritaires, n’a pas été accompagné d’une vision globale et unifiée de la ville. Du jour au lendemain, chaque commune pouvait décider, en toute autonomie, de ses investissements. Certaines d’entre elles se sont retrouvées avec des excédents financiers colossaux à ne pas savoir quoi en faire. La voie ouverte aux abus. »
Saïd Hasbane, président de l’arrondissement El Fida et chef du groupe MP.
Certains présidents d’arrondissement sont au chômage car aucune connexion n’est établie avec les membres du conseil communal. Il n’y a pas de coordination et encore moins de concertation. Les décisions sont prises de manière unilatérale car les pou¬voirs sont concentrés entre les mains du maire. Paradoxalement, la ville a besoin d’un leader qui développe une vision globale.
Chafik Benkirane, architecte-urbaniste et président du conseil de la région du grand Casablanca, membre du RNI.
Ceux qui disent que Casablanca ne marche pas ont tort. Il faut se rap¬peler de la ville d’il y a vingt ou trente ans et la comparer avec celle d’aujourd’hui. Certes, Casablanca est une ville difficile à gérer, com¬plexe par sa composition et ses besoins. Mais les projets qui sont aujourd’hui lancés dans le Grand Casablanca ne peuvent être réalisés rapidement. »
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