Source: http://www.aujourdhui.ma/finances-details50210.html
Mohamed Said Saâdi épingle la Lydec pour avoir réalisé des surprofits déguisés. Pour ce membre PPS du Conseil de la ville de Casablanca, la révision du contrat de gestion déléguée doit être entourée de toutes les garanties de transparence.
ALM : Vous évoquiez, dernièrement, des transferts illégaux de la Lydec vers l’étranger. Qu’en est-il ?
Mohamed Said Saâdi : J’ai plutôt parlé de transferts déguisés et c’est une pratique très courante chez les multinationales sous couvert de ce qu’on appelle le prix de transfert. Ce sont des transactions qui se font à l’intérieur du groupe sans recours à la concurrence pour l’assistance technique. J’ai parlé de 1 milliard de dirhams constitué, à raison de 720 millions DH, par des «dépenses» correspondant à des services d’assistance technique accordés par la maison-mère à sa filiale. Quand la filiale, c’est-à-dire la Lydec, achète des prestations d’assistance technique, elle ne fait pas d’appel d’offre, elle achète directement chez la maison-mère et donc il n’y a pas de moyens pour vérifier s’il s’agit vraiment de prestations réelles et si les prix pratiqués sont des prix de concurrence ou des prix déguisés de manière à cacher des surprofits. Ces prix de transfert sont utilisés pour diminuer la base imposable dans un pays et transférer des profits déguisés dans un autre pays en payant moins d’impôts. C’est une pratique très courante.
Lire la suite Said Saâdi : «La Lydec a réalisé des surprofits déguisés»
