
1. Indicateurs de résultats nettement en deçà des prévisions
L’annexe II du contrat de la gestion déléguée fait état d’une prévision de 40 MDH (monnaie 96), consacrés au financement des branchements sociaux pour la première décennie à financer sur le fonds des travaux et éventuellement les prêts accordés par la Banque Mondiale. Or, depuis l’entrée en vigueur de la convention en 1997 jusqu’à septembre 2005, seule une moyenne de 9000 branchements a été réalisée contre 45 000 branchements sociaux prévus tous les cinq ans. Bien que l’accord cadre de 2005 ait clairement défini les objectifs et les foyers cibles, le taux de réalisation
de ce volet de l’INDH ne dépasse pas 6% à la date de clôture de la mission en juillet 2009, étant précisé que la première échéance a été fixée au 31/12/2009.
2. Lacunes dues à la multiplicité des intervenants et aux insuffisances du montage financier La multiplicité des intervenants (AL Omrane, la commune, l’ONEP, LYDEC…), l’absence de conventions spécifiques fixant les attributions de chaque partie dans l’espace et dans le temps et la coordination non assurée par une maîtrise d’ouvrage globale ne concourent pas à l’aboutissement de certains projets très sensibles à l’image de celui de Lahraouiine Nord.
Le scénario de financement mis en place pour l’opération n’a pas tenu compte des bénéficiaires non éligibles se trouvant dans le périmètre des branchements sociaux. Il s’agit notamment de personnes qui profitent de l’opération tout en payant le coût réel du branchement, en application des dispositions du contrat de gestion déléguée : propriétaires de commerces, de fermes, de villas fermes… D’un autre côté, la marge prévisionnelle qui sera dégagée suite à l’exploitation du projet n’a pas été
3. Lacunes et blocages spécifiques aux interventions dans les quartiers défavorisés
• Les programmes similaires à ceux visés par l’accord cadre butent en plus sur les caractéristiques intrinsèques des sites d’accueil, il s’agit notamment :
• De sites habités, à très haute densité, construits sans respect des règles de l’art (ruelles trop étroites…);
• De la non adhésion de la population concernée aux objectifs du projet ;
• Des actes de colmatage, branchements clandestins et directs sur le réseau, constructions sur les conduites d’assainissement, rejet des déchets solides à l’intérieur des regards… ;
Lire la suite B. Contribution de la gestion déléguée dans le domaine social →