Pourquoi des opérateurs ambitieux marocains en énergie ne font pas des accords de gestion déléguée avec l’état, au lieu de groupes étrangers ?
Il est devenu évident aujourd’hui, à travers ce qui s’est passé à Tétouan et avant elle d’autres villes, que la gestion déléguée des services communaux est entrée dans une impasse. Des factures très élevées pour des services médiocres, une absence totale de communication et une grogne montante chez les gens, qui les a poussés à aller manifester, sur la voie publique, devant les administrations concernées.
Tout le monde ne peut pas avoir tort, les sociétés ne peuvent avoir, seules, raison.
Les populations des villes qui n’ont pas de gestion déléguée insistent pour éviter ce genre de gestion dans leurs cités, et éviter aussi les problèmes qui vont avec, souhaitant et exprimant leur volonté de voir leurs communes poursuivre leur gestion de leurs services.
Nous sommes donc en droit, aujourd’hui, de nous interroger… Où se trouve donc le problème ? A cette question, je réponds sans l’ombre d’une hésitation que le problème se situe au niveau des autorités de tutelle car, à l’origine, il y a toujours des cahiers des charges que signent les entreprises délégataires – comme par hasard toutes étrangères – et qui les engagent et que la tutelle aurait dû engager à respecter. Et même dans le cas où un litige survient, la décision finale appartient aux Marocains et non à ces sociétés. Il aurait donc fallu à l’autorité revoir et corriger les cahiers de charges en fonction du litige et en arbitrant en faveur de la population.
De grâce, les citoyens appellent au secours et prient les autorités de les décharger du fardeau de ces entreprises étrangères… en espérant que leur présent appel sera écouté.
