
mairie de casabalanca,élections,Sajid Elhaya
Grande salle des réunions de la wilaya. Il est plus de 10h30. Les honorables élus se font toujours désirer. « Le quorum n’est pas encore atteint », s’exclame un conseiller. Et pourtant, une note distribuée, la veille, précise que la session devait commencer à 9 heures. Contrairement aux précédentes éditions, le maire Mohamed Sajid est présent aujourd’hui. Ahmed Brija, son premier-vice-président, lui, est arrivé en retard. Il a fallu attendre quelques minutes de plus pour que la réunion commence par la lecture de la Charte d’honneur, signée la veille, au complexe sportif Al Amal, par les représentants de sept partis issus tant de la majorité que de l’opposition (PJD, PAM, MP, UC, PI, PT, FFD et RNI). Le document est sensé redonner vie aux organes du conseil de la ville de Casablanca, après notamment plus d’une année de paralysie et sans aucune intervention de l’autorité de tutelle. Les élus de l’USFP n’ont pas participé à la rédaction de ce document, pas plus qu’ils n’y ont apposé leur signature. En revanche, les autres formations politiques ont convenu de répartir les délégations entre elles et le suivi, via des commissions des grands projets à Casablanca, dont ayant pour mission l’évaluation du travail de la Lydec et une autre dédiée au très lucratif marché de gros. Une fois la lecture des principes de la Charte d’honneur terminée, place aux points d’ordre des élus. Un rituel. Abdelghani Marhani, portant sa nouvelle casquette de membre du Parti renaissance et vertu, a proposé de suspendre la session, arguant que les points figurant à l’ordre du jour n’ont pas été adoptés en commission. Même son de cloche auprès de Abdelhaq Mabchour du parti travailliste..◆
Mohamed Jâabouk